vendredi 23 septembre 2016

petits gestes

Le changement climatique n’est plus un mystère pour personne, il est prouvé que le diesel et les pesticides nuisent à notre santé, on a tous entendu parler du continent de plastique qui flotte sur nos océans... face à ces mauvaises nouvelles, on a deux possibilités : faire l'autruche ou changer ses habitudes !



On connaît tous les gestes écologiques : trier ses déchets, prendre les transports en commun, bien isoler sa maison, manger bio, acheter en vrac… mais quand il s’agit de passer à la pratique, on a toujours une bonne excuse. Les raisons qui reviennent souvent sont le manque d'argent, le manque de temps et l'inaccessibilité des services. À croire que l'écologie c'est réservé aux bobos citadins mangeurs de quinoa.

Mais l'écologie c'est l'affaire de tous, car nous n'avons qu'une seule planète et que nous la partageons. Nos enfants la partageront, et leurs enfants à leur tour. 
Personnellement j’ai une règle assez simple, quand j’ai le choix entre plusieurs possibilités, je choisis la plus écologique. Prendre le train plutôt que l’avion pour aller voir mes parents, acheter mes pommes au magasin bio plutôt qu’au supermarché, acheter un objet d’occasion plutôt que neuf (voire ne pas l'acheter du tout). C’est aussi avec des économies sur les vêtements ou les meubles d’occasion que je peux me permettre d’acheter mes aliments bio.

Attention, je suis loin d'être parfaite, je bois de l'eau en bouteille, je craque encore parfois pour des vêtements pour mon fils à Zara ou H&M...
J'ai moi-même encore du chemin parcourir et loin de moi la prétention de vous faire la morale. Mais les préjugés ont la vie dure et là où beaucoup pensent encore qu'agir pour l’environnement c'est trop contraignant, je pense qu'ils se trompent. Pour sauver notre avenir, l’avenir de nos enfants, on a tous une marge de manœuvre. Une petite marge pour certains, une plus grande pour d’autres mais une marge de manœuvre quand même. Alors exploitons-la car chaque petit geste écolo compte et nous mène vers un monde meilleur.
Des tas de petits changements de comportement chez Monsieur et Madame tout le monde, qui petit à petit, deviendront la norme dans la société...

C’est pour ça que ce blog existe, pour se donner des idées, se filer les bons tuyaux, s'encourager, se tromper peut-être aussi parfois, mais rebondir, et ne jamais baisser les bras !


Coralie :)

vendredi 16 septembre 2016

un an




Cela fait bientôt un an que Coralie m'a sensibilisée au zéro-déchet. C'est fou comme avant je ne me posais pas de questions. Que deviennent nos poubelles ? Je n'avais jamais pris le temps de considérer sérieusement ce problème. 

"Barf, elles sont brûlées quoi" je me disais. Alors là déjà, 1 : elles sont souvent enterrées et 2 : t'as déjà essayé de brûler du plastique ? Ça dégage de la fumée toxique et ça fond. En terme de combustion on a vu mieux !

"La poubelle verte ? C'est recyclé !" pensais-je. Certes, mais 1 : ça n'empêche pas l'utilisation d'encres toxiques sur les emballages 2 : le recyclage est un gouffre d'énergie 3 : il est malheureusement limité dans le temps car un matériau ne peut être recyclé à l'infini.

Avec tout ça, le plastique n'est plus tout fantastique et à la maison on veille maintenant à acheter du bio, du bio oui mais en vrac ou dans des emballages à faible impact.

Petit bilan de mes nouvelles habitudes :


dans la salle de bain
  • je n'achète plus de produits douche, mais des pains de savon et du shampooing sec bio
  • je privilégie les cosmétiques présentés dans des emballages en verre ou en carton
  • exit les brosses à dents en plastoc, on utilise des brosses à dents en bois
  • je n'utilise plus que des cotons et des protections intimes lavables (en chanvre et coton bio)
  • je fais mes propres produits d'entretien à base de vinaigre blanc et de bicarbonate de soude  

dans la cuisine 
  • j'achète 90% des aliments en vrac et j'utilise des sacs en coton bio pour éviter les sacs en papier
  • je limite les contenants jetables (finito les paquets de gâteaux avec 15 mille plastiques)
  • j'achète des produits au format dit "familial" pour limiter les emballages (en plus c'est bigrement moins cher)
  • je mon compagnon cuisine en limitant les produits "tout prêts", dès qu'on en a l'occasion on prépare la pâte à tarte nous-même par exemple
  • je remplace le sopalin par une armée de torchons et les serviettes en papier par des serviettes lavables

 dans mon bureau
  • je recycle les enveloppes, paquets et papier-bulle que je reçois
  • je réutilise la moindre feuille blanche pour mes crayonnés
 
dehors
  • je refuse les tracts et les échantillons gratuits
  • j'essaie de refuser les pailles au restaurant
  • je dis non aux sacs des commerçants, si possible même ceux en papier


Au final, il reste encore du chemin à faire pour pouvoir rivaliser avec Béa Johnson*, mais petit à petit on consomme des produits plus simples ou réutilisables et on fait beaucoup d'économies. On se bouge un peu plus les fesses pour faire les choses nous-mêmes, et, cerise sur la poubelle, on la descend quand même moins souvent ! Quant on habite au 5ème sans ascenseur ce n'est pas négligeable !

Reste que sorti de la ville, les boutiques qui proposent du vrac et surtout du vrac bio sont encore peu nombreuses. On peut néanmoins faire le marché avec son panier et préférer les produits pas ou peu emballés quand on va au supermarché. Le plus important c'est de prendre conscience des limites de notre consommation actuelle.
 
*auteur du livre Zéro déchet, voir l'article Béatitude
 

Mélisande


mercredi 14 septembre 2016

rockestionnaire #2

Aujourd'hui c'est Isabelle, alias Isacile, qui se prête à notre fameux (enfin fameux peut-être pas encore) rockestionnaire  !
 
avec son fils Arsène

 
1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Isabelle, je suis illustratrice. Je vis à Lyon et je suis maman d'un petit Arsène.


2/ Te sens-tu l'âme écolo ? 
J’aime énormément la nature et les animaux et voir la planète se détruire d’années en années me déprime terriblement. Donc oui, je me sens l'âme écolo.


3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Complètement, ma mère est médecin homéopathe et très branchée nature… Enfants, on a toujours fait les marchés, acheté local et bio si possible (ce qui était moins facile à l’époque car moins de magasins).
Par contre, en pleine crise d'adolescence j’ai réclamé mon pot de Nutella et un gel douche Tahiti « comme à la télé »... c’est finalement depuis peu que je suis revenue à un mode de vie plus sain et réalise combien ma mère avait raison.


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
Après mon enfance saine dans le sud de la France je suis devenue une étudiante lyonnaise qui ne se posait aucune question sur ce qu’elle consommait (pour moi le critère c’était le prix…).
Quand j’ai commencé à gagner ma vie j’ai eu une période de n’importe quoi où j’achetais trop de fringues de babioles etc… Je me cherchais et puis petit à petit je suis devenue plus sereine, j’ai simplifié plein de choses. Un crédo qui m’accompagne souvent c’est « Less is More » que ce soit en dessin, en style etc… c’est vraiment la base. Et puis j’ai la chance d’être entourée d’amis écolos qui m’ont progressivement fait comprendre qu’on paie un jour ou l’autre le fait de mal consommer, l'impact que ça a sur la peau, la santé, la planète… Certains reportages ont aussi été de véritables déclics…

5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Je n’ai pas de voiture et me déplace exclusivement à pied en vélo ou en train, je trie mes déchets, mange 5 fruits et légumes par jour si possible locaux. J’ai  réduit mes produits ménagers au minimum (bicarbonate de soude mon ami) j’évite le plastique dès que je le peux. Je suis aussi une adepte des vide-greniers et du seconde main…


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
J’aimerai moins et mieux consommer. Je suis un peu en crise Marie Kondo depuis plusieurs mois et je vide régulièrement et progressivement chez moi. C’est une vraie détox, on se sent tellement plus libre et léger, je conseille vivement son livre avec L’art de la simplicité  de Dominique Loreau. Du coup, plus je vide moins je veux remplir et reconsommer derrière, mon défi ce serait de résister aux achats compulsifs.


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ?
Voir qu’une grande majorité de la population n’a aucune conscience qu’on va droit dans le mur à ce rythme là …
  

8/ Quelle est ta plus grosse honte ?
J’en ai encore plein, la plus grosse je sais pas. Peut être prendre l’avion car j’augmente mon empreinte carbone un max d’un coup…


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
Olala mais j’ai encore tout un tas de mauvaise habitudes… déjà comme Mélisande j’aime aussi rester longtemps sous la douche voir carrément prendre des bains… Même si c’est rare je peux craquer pour de la junk food dégueu… comme je le disais plus haut je voyage en avion pour mes vacances … et même si j’ai beaucoup réduit je mange encore trop souvent de la viande… bref j’ai encore du chemin…

10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Un anti-moustique sain qui ne vous empoisonnera pas l’air et les poumons : un citron coupé en deux avec des clous de girofles plantés dedans. Ça sent bon et c’est vraiment hyper efficace !



Isacile

lire aussi : rockestionnaire #1


mercredi 17 août 2016

on joue au Minsgame ?


C'est quoi le Minsgame ? Une nouvelle sorte de Uno ? Ou Jungle speed ? Mais non c'est le minimalist game. C'est pour désencombrer chez soi... tout de suite c'est moins drôle.




Inventé par The minimalists Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, le défi se déroule sur un mois : le premier jour on se débarrasse d'un objet, le deuxième jour de deux objets, etc... jusqu'à la fin du mois. Ce qui fait 465 objets en moins sur un mois à 30 jours (c'est plus facile en février, une année non bisextile ).

Bref.

J'ai tenté le défi sur le mois de juin et je vais vous faire part de mes impressions.
Je voulais voir jusqu'où je pouvais aller en me limitant à mes propres affaires ou les affaires communes de la famille, à quelques exceptions près. 
Chaque objet trié allait soit à la poubelle, soit dans un carton que j'emmène au point vert pour être recyclé soit dans un grand placard pour les objets qui pourront être donnés ou vendus.
Je n'ai pas pris de photo de ce que j'ai sorti, je pense que ça n'intéresse personne. Et puis je ne voulais pas me rajouter une contrainte supplémentaire au défi. 
J'ai tenu jusqu'au 29 juin plus par lassitude que parce qu'il n'y avait plus rien à débarrasser.

J'ai envisagé le défi dès le mois de mai, alors que j'étais déjà dans une démarche de désencombrement et parfois je me retenais de sortir un objet pour le garder pour le défi, tordu non ?

Il y a aussi des jours où je ne triais pas à fond un tiroir car j'avais déjà mon quota pour la journée. Ça m'est arrivé pour les pinceaux qu'on a accumulés depuis les études d'art, qu'on garde "au cas où" on se remettra à la peinture (mouah ah ah, quelle illusion !). Donc on remet au lendemain le tri des pinceaux, mais on zappe et le tri n'est fait qu'à moitié. 

Il y a aussi la définition de l'unité. Est ce qu'une perle compte pour un objet ou le sachet voire la boîte complète ?

Bref, toute cette histoire de compter les objets est un peu idiote dans le fond. Je pense que c'est plus pour faire entrer la démarche en douceur. Et faire passer le désencombrement en habitude quotidienne.

Cela fait des années que je désencombre ma maison régulièrement et qu'est ce que ce défi a pu me faire débarrasser de plus ?


  • encore des vêtements !  Ma garde robe est de plus en plus limitée, je pensais être "bonne élève" mais j'ai encore sorti beaucoup de choses de mon armoire : un joli foulard mais qui n'allait avec aucun de mes autres vêtements, mon T-shirt Starwars trop la classe mais qui sent la transpiration au bout d'une heure, des chaussures trop belles mais trop douloureuses...
  • les souvenirs de mon mariage. J'ai décidé de me débarrasser de la veste et des chaussures que je portais à mon mariage. Je ne les portais jamais, mais je les gardais car j'avais l'impression que je trahirais  mon mari. Alors que ce ne sont que des objets. Je dégage les choses mais garde le mari.
  • le matériel de création.  Je suis une personne très créative : couture, tricot, déco, bricolage, perles... et j'ai beaucoup de matières, au cas où,  ça peut servir... du coup, c'est un peu compliqué de savoir si on jette ou pas. Le seul truc qui m'a aidé à faire le tri la dedans, c'est de m'imaginer faire un projet précis avec l'objet ou pas.
  • les petites choses qui prennent pas de place, mais qui sont là quand même ! c'est un peu comme les petits achats : un truc pas cher plus un autre truc pas cher, ça finit par faire une grosse somme à la fin du mois.... ben là, c'est pareil : un petit truc plus un autre petit truc, ça peut vite remplir un tiroir voire un placard.
  • les erreurs d'achat. Quand on a acheté un truc sur un coup de tête et qu'on s'en est pas servi, on a du mal à s'en débarrasser. Y a comme un gros sentiment de gâchis.  Mais le garder dans le placard, comme si l'utilité de l'objet allait apparaître ne résoudra pas le problème. Il vaut mieux le donner pour que quelqu'un l'utilise pour de bon.
  • des CDs de sauvegarde. Là on touche au désencombrement numérique. Quand c'est sur un disque dur, ça se voit moins. J'ai cherché à copier ces CDs sur mon ordinateur, mais les fichiers dataient de plus de 10 ans et je me suis demandé là aussi, s'il y avait une raison quelconque pour que je les ouvre, et je n'en ai trouvé aucune, donc au recyclage...
 
Conclusion
Ce n'est pas flagrant flagrant, car j'ai sorti beaucoup de petits trucs oubliés que je ne voyais même plus. 
Mais j'aime cette idée de le faire de manière automatique. On ouvre un tiroir pour chercher une paire de ciseaux, on tombe sur une pince à escargot (c'est quand la dernière fois qu'on a mangé  des escargots,  déjà ?) zou, ça dégage. 
D'où l'utilité d'avoir un endroit dans la maison dédié aux choses qui vont sortir.

En ouvrant les placards j'ai retrouvé plein d'objets oubliés.  On a ressorti la Wii. Je suis pas une grande fan de jeux vidéos mais mon fils adore, alors elle reste !
J'avais aussi acheté des tissus pour me faire des vêtements. En les retrouvant, j'ai enfin fait ce qui était prévu. Ce mois de désencombrement a aussi été très créatif.

Au fil du mois, je triais une boîte ou un placard par jour (plutôt qu'essayer de compter). J'ai fait de la place dans ma boîte à couture. J'ai enlevé toutes les petites choses qui m'agaçaient quand je cherchais juste du fil blanc. Parmi les emporte pièces, je n'ai gardé que les formes qu'on préfère, pas la girafe qui a le cou qui se casse à chaque fois.
Je pense que tout ce tri aura un effet positif sur la vie quotidienne à l'avenir.


Après cette session de tri, il me reste à sortir définitivement les objets de la maison en trouvant la meilleure solution. Quand on est en démarche de zéro déchet, sortir les objets sans les jeter est un vrai casse tête.


Coralie :)

samedi 13 août 2016

rockestionnaire #1


avec ma mini belette qui me donne envie chaque jour de changer le monde !


Aujourd'hui on vous propose de découvrir une nouvelle rubrique : le rockestionnaire !

Chaque mois, retrouvez une petite interview de gens formidables qui ont décidé de changer leur quotidien pour mieux vivre demain !
Aller, je ne sais pas si je suis quelqu'un de formidable, mais pour l'inaugurer, je me prête la première à ce joyeux question / réponse :


1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je travaille pour l'édition jeunesse. Je vis en couple à Lyon et je suis maman d'une petite fille géniale (en toute objectivité).


2/ Te sens-tu l'âme écolo ? 
 Carrément ! Surtout maintenant que j'ai pris la décision de ne plus manger de viande !


3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Non, pas vraiment. J'ai grandi dans les années 80-90 où l'on consommait souvent tout et n'importe quoi. On ne s'est jamais posé la question de savoir si ce que nous consommions était bien ou pas, bon, ou mauvais.


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ? 
Tout est venu très progressivement à partir du moment où j'ai quitter le cocon familial il y a 11 ans. Comme tout jeune qui découvre les joies de l'indépendance, j'ai été confrontée au délicat problème de l'entretien de la maison et de la préparation des repas. Comme je suis une grosse cancerophobe, j'ai profité d'être seule maître à bord pour n'acheter que ce qui me semblait le moins nocif pour ma santé. Et puis, de fil en aiguille, je n'ai plus acheté que du bio, consciente de l'impact que cela pouvait aussi avoir sur l'environnement. Je n'avais pas un gros budget du tout mais je me débrouillais. Même si ça ne m'empêchait pas d'acheter beaucoup de merdes pour tout le reste.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Je n'utilise presque plus rien de jetable dans ma salle de bain. En hiver, j'essaie de me laver d'avantage au lavabo pour économiser l'eau. Je veille à acheter le moins de produits emballés possible et je ne manque pas de sermonner mes voisins quand ils mettent n'importe quoi dans la poubelle verte (même si je dois moi-même faire des erreurs). Et quand je veux me débarrasser d'un objet qui peux encore servir, j'ai pris la bonne habitude de le déposer dans une boîte d'échange ou une Givebox. Et j'essaie de ne plus acheter de vêtements made in China. Et puis autant que possible je ramasse les emballages qui traînent par-terre, type paquet de chips ou bouteille en plastique, pour les mettre dans la poubelle la plus proche (en général moins de 100m).


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
Me tenir à mon nouveau régime alimentaire : ne plus manger de viande du tout et réduire ma consommation de produits laitiers. Il faut que je trouve des alternatives et que j'adopte de nouvelles recettes ! Il faut aussi que je prenne l'habitude de refuser les pailles en plastique proposées dans les bistros et les restaurants dans le cadre dans ma démarche zéro-déchet. 


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ? 
Voir qu'en 2016 des gens jettent encore leurs emballages par-terre ! Ça en dit long sur leur prise de conscience...

 
8/ Quelle est ta plus grosse honte ? 
Hier, j'ai jeté une grosse quantité de muesli dans sa boîte, il y avait des insectes dedans (eurk), j'ai pas cherché à faire dans la demie-mesure, j'avoue... Je suis une vraie chochotte quand il y a du moisi, ou pire des insectes...


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ? 
J'aime rester longtemps sous la douche et j'ai vraiment du mal à m'en passer ! Mais j'y travaille ! D'où les toilettes au lavabo l'hiver ;)


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ? 
Pour remplacer la viande, les légumes secs sont une excellente source de protéines : haricots, lentilles, fèves, pois chiches... Le seitan est top aussi pour éviter de tomber dans le soja.




Mélisande


mardi 2 août 2016

j'ai testé la méthode konmari





Quand on parle de rangement et désencombrement, comment passer à côté du livre de Marie Kondo, La magie du rangement ? Cette jeune japonaise a mis au point une méthode pour ranger sa maison une bonne fois pour toutes : la méthode konmari.

Alléchant non ?

Le livre est très plaisant à lire, elle raconte son obsession pour le rangement depuis son enfance. On peut avoir envie de passer très vite à la partie pratique du livre, mais j'ai bien aimé cette introduction où elle explique aussi ses erreurs. Ça la rend humaine, ce qui est encourageant !


Pourquoi ?
Marie Kondo nous demande de nous poser la question "pourquoi ranger ?". C'est très important de savoir pourquoi. J'ai réalisé récemment qu'on ne fait jamais rien dans la vie sans en avoir vraiment envie. En tous cas, pour réaliser un projet à long terme, il faut en avoir vraiment envie. Alors avant de se lancer dans le grand tri, posez-vous la question du pourquoi. 


Comment ?
Ne vous inquiétez pas, vous ne finirez pas avec un intérieur minimaliste en noir et blanc avec trois assiettes et deux verres. Car le seul critère de sélection c'est la joie que vous procure l'objet, pas son utilité, ni sa beauté... 
Si le collier de nouille que votre enfant vous a offert pour la fête des mères vous met en joie, gardez-le !
C'est pourquoi cette méthode est adaptable à tout le monde. Même aux collectionneurs de légos, ou aux dingues de chaussures.

Le principe est de procéder par catégories dans un ordre précis : vêtements,  livres, CD/DVD,  produits d'hygiène... pour finir par le plus difficile : les souvenirs. Marie demande de sortir tous les objets d'une même catégorie pour se rendre compte visuellement de la quantité et de prendre chaque objet dans les mains. S'il nous procure de la joie, on garde, sinon on jette !

Alors bien sûr, l'épluche-légume ne me procure pas de joie particulière, mais je m'en sers tous les jours. À l'inverse le vieux couteau qui coupe comme il y voit, me procure juste de l'agacement, alors zou ça dégage ! 

Ensuite sa technique de rangement avec des boîtes pour chaque catégorie est juste géniale ! 
J'ai récupéré des boîtes à chaussures pour les vêtements de mon fils. Une boîte pour les T-shirts manches longues, une pour les manches courtes... Chaque vêtement est plié la verticale de manière à voir la tranche.  Quand la boîte est trop pleine, c'est qu'il y en a trop, on fait le tri tout simplement.  Depuis que j'ai mis en place ce système, c'est toujours rangé !  Mon fils ne plie pas forcément ses vêtements mais au moins ils sont dans la bonne boîte.  Plus de piles de T-shirts renversés, mélangés avec les pantalons. J'ai appliqué le principe des boîtes pour quasiment tout, ça marche parfaitement bien ! Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place.


Et après ?
On peut reprocher à Marie Kondo de tout jeter. Je pense juste qu'elle n'aborde pas le "on fait quoi des objets après ?" Car ce n'est pas le propos. Et puis chaque pays à son propre système de recyclage et de seconde main, il n'existe aucune méthode internationale. J'en sais quelque chose, en tant que française vivant à Barcelone, j'ai vraiment du mal à vendre d'occasion (ça part beaucoup moins vite que sur le boncoin), il n'y a pas d'associations type Emmaüs. Les seules boutiques de seconde main sont des friperies. Les vide-greniers sont rares et des repères à Hipster branchouilles qui vendent leur vêtements Desigual... Ici,  les gens déposent simplement ce dont ils ne se servent plus sur le trottoir...  c'est ce que je fais aussi, même si je préférerais un autre système.


Oui mais...
Je ne suis pas allée au bout du processus. Car je ne vis pas seule ! J'ai envie d'avoir moins d'objets et de superflu, mais mon compagnon  vit très bien avec toutes ses affaires. Et Marie Kondo est très claire avec ceci  : on ne trie pas les affaires des autres ! Quand il s'agit de trier nos objets communs, il faut que je lui demande son avis, j'ai un peu l'impression de lui prendre la tête avec ma dernière lubie. Donc je laisse tomber pour le moment.

En fait cette idée, de tout ranger une bonne fois pour toute est pour moi une illusion. On vit à plusieurs, on évolue. C'est impossible de n'être entouré que d'objets que l'on aime. L'intérieur parfait n'existe pas !

Le mois dernier, j'ai aussi testé le Minsgame : sur un mois, il s'agit de désencombrer tous les jours : le premier jour on se débarrasse d'un objet, le deuxième jour de deux objets jusqu'au 30 ème jour !
C'est complètement à l'inverse de la méthode Marie Kondo, plutôt que de garder ce qui nous met en joie, là on se concentre sur ce qui est inutile.



Coralie :)



samedi 23 juillet 2016

cowspiracy


Vous vous souvenez du scandale des poussins écrasés ? Du scandale des abattoirs ? Du scandale de la viande de cheval, du poulet en batterie, des porcs en cage ? Du scandale de la vache folle et du scandale du chalutage profond ? Bien. Prenez le tout et mélangez bien, vous obtiendrez le sommet de l'iceberg.

Maintenant, asseyez-vous et prenez le temps de lire cet article. Mieux encore, de regarder le documentaire Cowspiracy (en lien sur youtube mais que l'on peut trouver également sur Netflix).

2500L d'eau pour 500g de viande
Ce documentaire nous explique comment d'ici 2050 les océans seront vides à force de surpêche et de chalutage profond. Il nous explique comment l'industrie de la viande est responsable de 51% des gazs à effet de serre. Que cela a un impact énorme sur la consommation d'eau (2500L d'eau pour 500g de viande, qui dit mieux ?) et la pollution des sols.
Tout ça on s'en doutait un peu. On mange bio et local pour se sentir mieux mais la vérité c'est qu'il faut tout simplement arrêter de manger des produits animaux. 

La grosse claque.
En fait, ce n'est même pas tant l'industrialisation qui est mise en cause. C'est tout bonnement le principe d'élevage : déforester pour faire de la place, polluer des terrains, cultiver des hectares de céréales nécessitant des milliards de litres d'eau dans le seul but de nourrir les bêtes alors que la plupart des humains n'en ont pas une goutte. Tout ça pour quoi ? Pouvoir déguster un steak. 

Manger de la viande bio ne résout rien. Elle est meilleure à manger, produite dans de meilleures conditions, mais elle reste facteur de pollution et de perte.

Ça fait un moment qu'on se dit qu'un jour ou l'autre on deviendra végétariennes. Mais on ne se sentait jamais vraiment prêtes.  Pas prêtes à affronter les questions. C'est peut-être plus facile quand on est de vrais amoureux des animaux. 

Il y a eu des périodes où on a essayé d'arrêter pour voir, mais zut il fallait trier les lardons... et comment tu fais à Noël ?
Bref, c'est toujours repoussé.
Et on mange toujours de la viande.

La donne a changé
Jusqu'à présent, on avait l'impression qu'il suffisait de revenir à une société d'antan, plus sobre, en mode rôti du dimanche et orange à Noël, pour sauver la planète.  Retourner à quelque chose d'originel. 

Par nature, l'être humain est omnivore, il a toujours mangé de la viande. Il chassait le mammouth il y a 10 000 ans et nos intestins sont faits pour ça. Mais aujourd'hui la donne a changé. On est 7 milliards sur terre et celle-ci n'a pas grossi. Il n'y a plus assez d'espace pour faire pousser des céréales nourrissant les bêtes et plus assez de poissons dans les océans. Qu'on le veuille ou non, nous allons tous devoir changer d'alimentation. Si l'humanité veut survivre, elle va devoir s'adapter.

Maintenant, vraiment, on a une vraie raison d'arrêter de manger de la viande, des œufs, du poisson et des produits laitiers. 

Mais on ne va pas tout arrêter du jour au lendemain. C'est impossible. Il faut y aller petit à petit, ou bien step by step comme le chantaient si bien New Kids on the Block. Diminuer sa consommation, et puis l'arrêter. D'abord arrêter la viande rouge (c'est déjà un grand pas !), puis le porc, le poulet, le poisson, les œufs, les produits laitiers. Tester de nouvelles recettes, en piquer à son entourage.

Ça semble encore un gros morceau mais le net regorge de blogs vegan et de bons plans ! Et puis il existe des tonnes de livres qui abordent le sujet. On a en réalité plein de ressources ! On va tester plein de recettes et on partagera tout ça avec vous sur le blog.

"Si tu te dis écolo et que tu continues à manger de la viande, alors tu n'es pas écolo"
Une phrase à la fin du documentaire résonne comme une vérité glaçante, pour nous qui faisons tant d'efforts au quotidien : " si tu te dis écolo et que tu continues à manger de la viande, alors tu n'es pas écolo". D'un coup on se sent un peu con avec nos cotons en fibre de bambou, vous ne trouvez pas ? (même si c'est super important aussi)




Coralie et Mélisande