mercredi 17 août 2016

on joue au Minsgame ?


C'est quoi le Minsgame ? Une nouvelle sorte de Uno ? Ou Jungle speed ? Mais non c'est le minimalist game. C'est pour désencombrer chez soi... tout de suite c'est moins drôle.




Inventé par The minimalists Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, le défi se déroule sur un mois : le premier jour on se débarrasse d'un objet, le deuxième jour de deux objets, etc... jusqu'à la fin du mois. Ce qui fait 465 objets en moins sur un mois à 30 jours (c'est plus facile en février, une année non bisextile ).

Bref.

J'ai tenté le défi sur le mois de juin et je vais vous faire part de mes impressions.
Je voulais voir jusqu'où je pouvais aller en me limitant à mes propres affaires ou les affaires communes de la famille, à quelques exceptions près. 
Chaque objet trié allait soit à la poubelle, soit dans un carton que j'emmène au point vert pour être recyclé soit dans un grand placard pour les objets qui pourront être donnés ou vendus.
Je n'ai pas pris de photo de ce que j'ai sorti, je pense que ça n'intéresse personne. Et puis je ne voulais pas me rajouter une contrainte supplémentaire au défi. 
J'ai tenu jusqu'au 29 juin plus par lassitude que parce qu'il n'y avait plus rien à débarrasser.

J'ai envisagé le défi dès le mois de mai, alors que j'étais déjà dans une démarche de désencombrement et parfois je me retenais de sortir un objet pour le garder pour le défi, tordu non ?

Il y a aussi des jours où je ne triais pas à fond un tiroir car j'avais déjà mon quota pour la journée. Ça m'est arrivé pour les pinceaux qu'on a accumulés depuis les études d'art, qu'on garde "au cas où" on se remettra à la peinture (mouah ah ah, quelle illusion !). Donc on remet au lendemain le tri des pinceaux, mais on zappe et le tri n'est fait qu'à moitié. 

Il y a aussi la définition de l'unité. Est ce qu'une perle compte pour un objet ou le sachet voire la boîte complète ?

Bref, toute cette histoire de compter les objets est un peu idiote dans le fond. Je pense que c'est plus pour faire entrer la démarche en douceur. Et faire passer le désencombrement en habitude quotidienne.

Cela fait des années que je désencombre ma maison régulièrement et qu'est ce que ce défi a pu me faire débarrasser de plus ?


  • encore des vêtements !  Ma garde robe est de plus en plus limitée, je pensais être "bonne élève" mais j'ai encore sorti beaucoup de choses de mon armoire : un joli foulard mais qui n'allait avec aucun de mes autres vêtements, mon T-shirt Starwars trop la classe mais qui sent la transpiration au bout d'une heure, des chaussures trop belles mais trop douloureuses...
  • les souvenirs de mon mariage. J'ai décidé de me débarrasser de la veste et des chaussures que je portais à mon mariage. Je ne les portais jamais, mais je les gardais car j'avais l'impression que je trahirais  mon mari. Alors que ce ne sont que des objets. Je dégage les choses mais garde le mari.
  • le matériel de création.  Je suis une personne très créative : couture, tricot, déco, bricolage, perles... et j'ai beaucoup de matières, au cas où,  ça peut servir... du coup, c'est un peu compliqué de savoir si on jette ou pas. Le seul truc qui m'a aidé à faire le tri la dedans, c'est de m'imaginer faire un projet précis avec l'objet ou pas.
  • les petites choses qui prennent pas de place, mais qui sont là quand même ! c'est un peu comme les petits achats : un truc pas cher plus un autre truc pas cher, ça finit par faire une grosse somme à la fin du mois.... ben là, c'est pareil : un petit truc plus un autre petit truc, ça peut vite remplir un tiroir voire un placard.
  • les erreurs d'achat. Quand on a acheté un truc sur un coup de tête et qu'on s'en est pas servi, on a du mal à s'en débarrasser. Y a comme un gros sentiment de gâchis.  Mais le garder dans le placard, comme si l'utilité de l'objet allait apparaître ne résoudra pas le problème. Il vaut mieux le donner pour que quelqu'un l'utilise pour de bon.
  • des CDs de sauvegarde. Là on touche au désencombrement numérique. Quand c'est sur un disque dur, ça se voit moins. J'ai cherché à copier ces CDs sur mon ordinateur, mais les fichiers dataient de plus de 10 ans et je me suis demandé là aussi, s'il y avait une raison quelconque pour que je les ouvre, et je n'en ai trouvé aucune, donc au recyclage...
 
Conclusion
Ce n'est pas flagrant flagrant, car j'ai sorti beaucoup de petits trucs oubliés que je ne voyais même plus. 
Mais j'aime cette idée de le faire de manière automatique. On ouvre un tiroir pour chercher une paire de ciseaux, on tombe sur une pince à escargot (c'est quand la dernière fois qu'on a mangé  des escargots,  déjà ?) zou, ça dégage. 
D'où l'utilité d'avoir un endroit dans la maison dédié aux choses qui vont sortir.

En ouvrant les placards j'ai retrouvé plein d'objets oubliés.  On a ressorti la Wii. Je suis pas une grande fan de jeux vidéos mais mon fils adore, alors elle reste !
J'avais aussi acheté des tissus pour me faire des vêtements. En les retrouvant, j'ai enfin fait ce qui était prévu. Ce mois de désencombrement a aussi été très créatif.

Au fil du mois, je triais une boîte ou un placard par jour (plutôt qu'essayer de compter). J'ai fait de la place dans ma boîte à couture. J'ai enlevé toutes les petites choses qui m'agaçaient quand je cherchais juste du fil blanc. Parmi les emporte pièces, je n'ai gardé que les formes qu'on préfère, pas la girafe qui a le cou qui se casse à chaque fois.
Je pense que tout ce tri aura un effet positif sur la vie quotidienne à l'avenir.


Après cette session de tri, il me reste à sortir définitivement les objets de la maison en trouvant la meilleure solution. Quand on est en démarche de zéro déchet, sortir les objets sans les jeter est un vrai casse tête.


Coralie :)

samedi 13 août 2016

rockestionnaire, première !


là c'est moi avec deux clémentines devant les yeux, en mode délire


Aujourd'hui on vous propose de découvrir une nouvelle rubrique : le rockestionnaire !

Chaque mois, retrouvez une petite interview de gens formidables qui ont décidé de changer leur quotidien pour mieux vivre demain !
Aller, je ne sais pas si je suis quelqu'un de formidable, mais pour l'inaugurer, je me prête la première à ce joyeux question / réponse :


1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je travaille pour l'édition jeunesse. Je vis en couple à Lyon et je suis maman d'une petite fille géniale (en toute objectivité).


2/ Te sens-tu l'âme écolo ? 
 Carrément ! Surtout maintenant que j'ai pris la décision de ne plus manger de viande !


3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Non, pas vraiment. J'ai grandi dans les années 80-90 où l'on consommait souvent tout et n'importe quoi. On ne s'est jamais posé la question de savoir si ce que nous consommions était bien ou pas, bon, ou mauvais.


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ? 
Tout est venu très progressivement à partir du moment où j'ai quitter le cocon familial il y a 11 ans. Comme tout jeune qui découvre les joies de l'indépendance, j'ai été confrontée au délicat problème de l'entretien de la maison et de la préparation des repas. Comme je suis une grosse cancerophobe, j'ai profité d'être seule maître à bord pour n'acheter que ce qui me semblait le moins nocif pour ma santé. Et puis, de fil en aiguille, je n'ai plus acheté que du bio, consciente de l'impact que cela pouvait aussi avoir sur l'environnement. Je n'avais pas un gros budget du tout mais je me débrouillais. Même si ça ne m'empêchait pas d'acheter beaucoup de merdes pour tout le reste.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Je n'utilise presque plus rien de jetable dans ma salle de bain. En hiver, j'essaie de me laver d'avantage au lavabo pour économiser l'eau. Je veille à acheter le moins de produits emballés possible et je ne manque pas de sermonner mes voisins quand ils mettent n'importe quoi dans la poubelle verte (même si je dois moi-même faire des erreurs). Et quand je veux me débarrasser d'un objet qui peux encore servir, j'ai pris la bonne habitude de le déposer dans une boîte d'échange ou une Givebox. Et j'essaie de ne plus acheter de vêtements made in China. Et puis autant que possible je ramasse les emballages qui traînent par-terre, type paquet de chips ou bouteille en plastique, pour les mettre dans la poubelle la plus proche (en général moins de 100m).


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
Me tenir à mon nouveau régime alimentaire : ne plus manger de viande du tout et réduire ma consommation de poisson, d'œufs et de produits laitiers. Il faut que je trouve des alternatives et que j'adopte de nouvelles recettes ! 


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ? 
Voir qu'en 2016 des gens jettent encore leurs emballages par-terre !

 
8/ Quelle est ta plus grosse honte ? 
Hier, j'ai jeté une grosse quantité de muesli dans sa boîte, il y avait des insectes dedans (eurk), j'ai pas cherché à faire dans la demie-mesure, j'avoue... Je suis une vraie chochotte quand il y a du moisi, ou pire des insectes...


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ? 
J'aime rester longtemps sous la douche et j'ai vraiment du mal à m'en passer ! Mais j'y travaille ! D'où les toilettes au lavabo l'hiver ;)


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ? 
Pour remplacer la viande, les légumes secs sont une excellente source de protéines : haricots, lentilles, fèves, pois chiches... Pour les plus pressés, on peut trouver la plupart cuisinés en conserves, en mode easy fastoche !




Mélisande


mardi 2 août 2016

j'ai testé la méthode konmari





Quand on parle de rangement et désencombrement, comment passer à côté du livre de Marie Kondo, La magie du rangement ? Cette jeune japonaise a mis au point une méthode pour ranger sa maison une bonne fois pour toutes : la méthode konmari.

Alléchant non ?

Le livre est très plaisant à lire, elle raconte son obsession pour le rangement depuis son enfance. On peut avoir envie de passer très vite à la partie pratique du livre, mais j'ai bien aimé cette introduction où elle explique aussi ses erreurs. Ça la rend humaine, ce qui est encourageant !


Pourquoi ?
Marie Kondo nous demande de nous poser la question "pourquoi ranger ?". C'est très important de savoir pourquoi. J'ai réalisé récemment qu'on ne fait jamais rien dans la vie sans en avoir vraiment envie. En tous cas, pour réaliser un projet à long terme, il faut en avoir vraiment envie. Alors avant de se lancer dans le grand tri, posez-vous la question du pourquoi. 


Comment ?
Ne vous inquiétez pas, vous ne finirez pas avec un intérieur minimaliste en noir et blanc avec trois assiettes et deux verres. Car le seul critère de sélection c'est la joie que vous procure l'objet, pas son utilité, ni sa beauté... 
Si le collier de nouille que votre enfant vous a offert pour la fête des mères vous met en joie, gardez-le !
C'est pourquoi cette méthode est adaptable à tout le monde. Même aux collectionneurs de légos, ou aux dingues de chaussures.

Le principe est de procéder par catégories dans un ordre précis : vêtements,  livres, CD/DVD,  produits d'hygiène... pour finir par le plus difficile : les souvenirs. Marie demande de sortir tous les objets d'une même catégorie pour se rendre compte visuellement de la quantité et de prendre chaque objet dans les mains. S'il nous procure de la joie, on garde, sinon on jette !

Alors bien sûr, l'épluche-légume ne me procure pas de joie particulière, mais je m'en sers tous les jours. À l'inverse le vieux couteau qui coupe comme il y voit, me procure juste de l'agacement, alors zou ça dégage ! 

Ensuite sa technique de rangement avec des boîtes pour chaque catégorie est juste géniale ! 
J'ai récupéré des boîtes à chaussures pour les vêtements de mon fils. Une boîte pour les T-shirts manches longues, une pour les manches courtes... Chaque vêtement est plié la verticale de manière à voir la tranche.  Quand la boîte est trop pleine, c'est qu'il y en a trop, on fait le tri tout simplement.  Depuis que j'ai mis en place ce système, c'est toujours rangé !  Mon fils ne plie pas forcément ses vêtements mais au moins ils sont dans la bonne boîte.  Plus de piles de T-shirts renversés, mélangés avec les pantalons. J'ai appliqué le principe des boîtes pour quasiment tout, ça marche parfaitement bien ! Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place.


Et après ?
On peut reprocher à Marie Kondo de tout jeter. Je pense juste qu'elle n'aborde pas le "on fait quoi des objets après ?" Car ce n'est pas le propos. Et puis chaque pays à son propre système de recyclage et de seconde main, il n'existe aucune méthode internationale. J'en sais quelque chose, en tant que française vivant à Barcelone, j'ai vraiment du mal à vendre d'occasion (ça part beaucoup moins vite que sur le boncoin), il n'y a pas d'associations type Emmaüs. Les seules boutiques de seconde main sont des friperies. Les vide-greniers sont rares et des repères à Hipster branchouilles qui vendent leur vêtements Desigual... Ici,  les gens déposent simplement ce dont ils ne se servent plus sur le trottoir...  c'est ce que je fais aussi, même si je préférerais un autre système.


Oui mais...
Je ne suis pas allée au bout du processus. Car je ne vis pas seule ! J'ai envie d'avoir moins d'objets et de superflu, mais mon compagnon  vit très bien avec toutes ses affaires. Et Marie Kondo est très claire avec ceci  : on ne trie pas les affaires des autres ! Quand il s'agit de trier nos objets communs, il faut que je lui demande son avis, j'ai un peu l'impression de lui prendre la tête avec ma dernière lubie. Donc je laisse tomber pour le moment.

En fait cette idée, de tout ranger une bonne fois pour toute est pour moi une illusion. On vit à plusieurs, on évolue. C'est impossible de n'être entouré que d'objets que l'on aime. L'intérieur parfait n'existe pas !

Le mois dernier, j'ai aussi testé le Minsgame : sur un mois, il s'agit de désencombrer tous les jours : le premier jour on se débarrasse d'un objet, le deuxième jour de deux objets jusqu'au 30 ème jour !
C'est complètement à l'inverse de la méthode Marie Kondo, plutôt que de garder ce qui nous met en joie, là on se concentre sur ce qui est inutile.



Coralie :)



samedi 23 juillet 2016

cowspiracy


Vous vous souvenez du scandale des poussins écrasés ? Du scandale des abattoirs ? Du scandale de la viande de cheval, du poulet en batterie, des porcs en cage ? Du scandale de la vache folle et du scandale du chalutage profond ? Bien. Prenez le tout et mélangez bien, vous obtiendrez le sommet de l'iceberg.

Maintenant, asseyez-vous et prenez le temps de lire cet article. Mieux encore, de regarder le documentaire Cowspiracy (en lien sur youtube mais que l'on peut trouver également sur Netflix).

2500L d'eau pour 500g de viande
Ce documentaire nous explique comment d'ici 2050 les océans seront vides à force de surpêche et de chalutage profond. Il nous explique comment l'industrie de la viande est responsable de 51% des gazs à effet de serre. Que cela a un impact énorme sur la consommation d'eau (2500L d'eau pour 500g de viande, qui dit mieux ?) et la pollution des sols.
Tout ça on s'en doutait un peu. On mange bio et local pour se sentir mieux mais la vérité c'est qu'il faut tout simplement arrêter de manger des produits animaux. 

La grosse claque.
En fait, ce n'est même pas tant l'industrialisation qui est mise en cause. C'est tout bonnement le principe d'élevage : déforester pour faire de la place, polluer des terrains, cultiver des hectares de céréales nécessitant des milliards de litres d'eau dans le seul but de nourrir les bêtes alors que la plupart des humains n'en ont pas une goutte. Tout ça pour quoi ? Pouvoir déguster un steak. 

Manger de la viande bio ne résout rien. Elle est meilleure à manger, produite dans de meilleures conditions, mais elle reste facteur de pollution et de perte.

Ça fait un moment qu'on se dit qu'un jour ou l'autre on deviendra végétariennes. Mais on ne se sentait jamais vraiment prêtes.  Pas prêtes à affronter les questions. C'est peut-être plus facile quand on est de vrais amoureux des animaux. 

Il y a eu des périodes où on a essayé d'arrêter pour voir, mais zut il fallait trier les lardons... et comment tu fais à Noël ?
Bref, c'est toujours repoussé.
Et on mange toujours de la viande.

La donne a changé
Jusqu'à présent, on avait l'impression qu'il suffisait de revenir à une société d'antan, plus sobre, en mode rôti du dimanche et orange à Noël, pour sauver la planète.  Retourner à quelque chose d'originel. 

Par nature, l'être humain est omnivore, il a toujours mangé de la viande. Il chassait le mammouth il y a 10 000 ans et nos intestins sont faits pour ça. Mais aujourd'hui la donne a changé. On est 7 milliards sur terre et celle-ci n'a pas grossi. Il n'y a plus assez d'espace pour faire pousser des céréales nourrissant les bêtes et plus assez de poissons dans les océans. Qu'on le veuille ou non, nous allons tous devoir changer d'alimentation. Si l'humanité veut survivre, elle va devoir s'adapter.

Maintenant, vraiment, on a une vraie raison d'arrêter de manger de la viande, des œufs, du poisson et des produits laitiers. 

Mais on ne va pas tout arrêter du jour au lendemain. C'est impossible. Il faut y aller petit à petit, ou bien step by step comme le chantaient si bien New Kids on the Block. Diminuer sa consommation, et puis l'arrêter. D'abord arrêter la viande rouge (c'est déjà un grand pas !), puis le porc, le poulet, le poisson, les œufs, les produits laitiers. Tester de nouvelles recettes, en piquer à son entourage.

Ça semble encore un gros morceau mais le net regorge de blogs vegan et de bons plans ! Et puis il existe des tonnes de livres qui abordent le sujet. On a en réalité plein de ressources ! On va tester plein de recettes et on partagera tout ça avec vous sur le blog.

"Si tu te dis écolo et que tu continues à manger de la viande, alors tu n'es pas écolo"
Une phrase à la fin du documentaire résonne comme une vérité glaçante, pour nous qui faisons tant d'efforts au quotidien : " si tu te dis écolo et que tu continues à manger de la viande, alors tu n'es pas écolo". D'un coup on se sent un peu con avec nos cotons en fibre de bambou, vous ne trouvez pas ? (même si c'est super important aussi)




Coralie et Mélisande 



mercredi 20 juillet 2016

comment je ne suis jamais allée chez Primark


mon portant à l'occasion du dernier vide-dressing organisé chez M&OZ © Marie Signoret



Bonjour ami(e)s de la fringue, de la fripe, des frusques et du style !

Less is more
Depuis quelques années maintenant j'essaie d'appliquer ce précepte simple mais efficace : less is more. Acheter moins mais mieux, ou comment il vaut mieux préférer la qualité à la quantité. Oui quand on y pense, c'est bien joli de pouvoir s'offrir 15 tops et 10 robes chez H&M ou 5 paires de chaussures en simili cuir mal collées chez Primark. Mais au final, est-ce qu'on les porte tous ? Et si oui, est-ce qu'on ne se sent pas un peu lésé quand au bout du 2ème lavage tout part en cacahuète ? Ou que la semelle se décolle après 10 minutes de promenade sur les quais ? Ça ne vous fait pas rêver vous les belles toilettes des dames du XIXème ? Ou même le petit tricot de mémé tout bien fignolé et 100% laine ? Les matières nobles, les coupes impecc ?

Maintenant quand j'entre chez Zara ou même Monoprix (qui pourtant me faisait encore de l'œil il n'y a pas si longtemps) je ne vois plus que des tissus froissés, des coutures mal faites, des vêtements qui dégoulinent sur leur cintre. Bien sûr, en cherchant bien on trouvera toujours la pièce qui fait mouche, mais on doit une bonne fois pour toutes se demander : pourquoi cette robe en soie ne coûte que 40 € ? Parce que les gens qui l'ont confectionnée vivent dans une misère noire. Parce que les matières premières sont produites dans les pires conditions. Parce que les tissus sont teints dans les pires colorants. Parce que le tout est mauvais pour tout le monde. Pour le même prix, je préfère m'offrir une robe de qualité qui va bien vieillir au lieu de 3 qui dorment dans le placard ou qui seront jetées avant la fin de l'année. Je vais vous dire je préfère faire travailler les artisans, les marques qui ont une éthique et un savoir-faire au lieu des industriels sans scrupules.

La fringue pas chère c'est comme la malbouffe
La fringue pas chère c'est comme la malbouffe. Bien sûr tout le monde ne possède pas un budget de ministre (rassurez-vous, moi non plus), pour autant il y a des solutions pour arrêter le désastre. Tout d'abord, a t-on vraiment besoin de s'acheter de nouveaux vêtements tous les mois ? Je sais, la tentation est parfois grande. Mais sera t-on plus heureux avec ce nouveau pull ? Dans quelques semaines on aura envie d'en acheter un autre et on oubliera le premier qui avait pourtant fait notre bonheur. Je vous dis ça, même si je fais très attention, j'ai beaucoup de vêtements et j'aime renouveler ma garde-robe. Alors je ne vous jette pas la pierre Pierre, et si vraiment vous avez envie d'une nouvelle pièce, même avec un budget limité, on peut s'offrir de jolies choses sans mettre un pied chez Inditex.

Les soldes 
Le meilleur moment pour acheter de jolies choses à prix raisonnable ! Attention, je vous vois venir, tututut, on ne va pas chez Zara s'acheter 30 t-shirts made in china à 2 €. On en profite pour aller dans les belles boutiques ! Et si possible on s'assure d'éviter le made in china (oui, même chez Les Petits hauts ou Sandro, on y a le droit). On s'offre un truc qui a de la gueule et qui durera plusieurs années. Si on réfléchit bien, s'acheter un manteau à bas prix tous les ans, ça revient à s'offrir un beau manteau une bonne fois pour plusieurs années ! Un manteau chaud quoi. Ou un beau sac en cuir (voire en cuir végétal si la peau d'animal vous rebute) qui ne finira pas usé et déchiré au bout d'un an comme les simili-cuir (en plus, pour causer zéro déchet, le simili ce n'est rien moins que du plastique qui ne se recycle pas).

Le vintage
Je vous dis pas que vous trouverez toujours des trucs de qualité, mais on peut trouver des pépites à moindre coup ! Et souvent des coupes et des matières qu'on ne croise plus depuis belle lurette ! Cerise sur le gâteau, ce sont souvent des pièces devenues uniques ! Dans des magasins comme le Kiloshop, c'est l'orgie garantie (attention toutefois de ne pas craquer sur des trucs improbables, ce serait dommage - j'en témoigne). Mais c'est aussi et surtout l'occasion de trouver des pièces hautes coutures au prix d'une fringue chez Zara (oui oui) ! Chez Carrie Bradshop à Lyon, on peut trouver un sac Lanvin ou une robe Sonia Rykiel sans avoir à se ruiner !

La seconde main
Des fois seconde main rime avec vintage. Mais plus souvent ce sont des vide-dressings de fringues récentes, et là c'est l'occasion de se faire plaisir à prix cassés ! Ils poussent comme des petits champignons ! À l'occasion d'évènements (il n'y a pas si longtemps j'en avais organisé un chez M&OZ) ou sur le net. Quelques bons plans : le classique Bon Coin, le fameux site Vide-dressing.com, les boutiques en ligne comme celle des blogueuses modes (j'aime beaucoup celui de Punky B.), et les comptes Instagram qui regorgent de vide placard ! C'est comme ça que j'habille le plus ma fille. Les vêtements sont peu usés, lavés déjà pas mal de fois (comme ça le maximum de produits irritants utilisés dans la confection est parti) et je trouve toujours des pépites ! Il n'y a pas très longtemps je me suis même trouvée un jean droit taille haute tout droit sorti des années 80 pour 7€ !

Aller en route pour la chasse aux trésors, votre portefeuille et votre placard vous diront merci !
Et arrêtons de donner nos sous aux vilains industriels qui arnaquent le monde ! ;)



Mélisande



jeudi 14 juillet 2016

avion vert






Je sais que vous pensez à vos prochaines vacances. Vous êtes peut-être même en train de réserver votre prochain vol !
 
Aaaahh l'avion, ce formidable moyen de transport qui avale les kilomètres autant que les litres de kérosène. Consommation énergétique délirante mais aussi avec sa combustion, pollution de l'air effrayante. Vous irez regarder les chiffres si cela vous intéresse, la production de CO2 induite par l'avion est monstrueuse. Tout ce gaz émané, gaz responsable du réchauffement climatique, ça me file des sueurs froides.

L'avion nous permet de parcourir des milliers de kilomètres en quelques heures et pour pas cher mais ces milliers de kilomètres ont des conséquences environnementales notables.

Alors quoi ?

On ne part plus en vacances ? Fini le rêve américain ? On se cantonne au train ou à la (co)voiture histoire d'avoir un bilan carbone positif ?

Non.

On peut prendre l'avion de façon responsable.
GRÂCE À : la compensation carbone volontaire !

C'est tout bête. Il s'agit de quantifier le CO2 produit par votre trajet et de le compenser en finançant un projet qui réduit les émissions de gaz à effet de serre. Ça marche pour l'avion mais également les autres transports, le chauffage, la production d'eau chaude de son chez soit, son mariage...

Pour compenser : il existe des sites très bien fait qui calculent vos émissions et proposent des initiatives pour compenser les méfaits, comme CO2 solidaires, Pure Project, GoodPlanet, Myclimate... Généralement il s'agit de programmes de reforestation ou hydrauliques.

Personnellement, j'ai été séduite par la simplicité du site Myclimate. La structure est Suisse et propose quatre projets différents finançables en quelques clics. A titre indicatif, un vol A/R en Europe représente entre 10 et 20 euros de dons. Facile à inclure dans son budget voyage !

Vous pouvez aussi donner un coup de pouce à une association environnementale près de chez vous, financer une ruche, dévaliser régulièrement le producteur du coin de sa production de saison, manger deux fois moins de viande, changer vos ampoules... Faire quelques gestes pour la planète. Toujours selon votre âme et conscience.


Attention: la compensation constitue tout au plus un moyen d’atténuer les effets de notre mode de vie. Il ne s’agit pas de surconsommer en imaginant de quelques dizaines d’euros suffiront à gommer nos excès !



Leslie



dimanche 3 juillet 2016

ce jour où mes courses m'ont rendue folle...


source photo












Parfois, le frigo est vide et il faut se rendre à l'évidence…

Oui, il le faut…

Aller en COURSES !!!

Ainsi, parfois, par manque de temps ou d'énergie, je sèche le boucher, le poissonnier, le boulanger, pour acheter tout au même endroit : au SUPERMARCHÉ. Parce que les courses, hein, c'est pas ma grande passion.

Ouiiiiiii, booooooon, voilà quoi ! Mais j'ai mon sac réutilisable ! Oui, madame ! Et une liste pour pas acheter n'importe quoi.

Voyons, voyons… À peine entrée, l'ambiance sonore joue un vieux tube des années 90 qui scande que le plastique c'est fantastique. Ça illustre bien ce que j'ai partout sous les yeux, dans tous les rayonnages, un vrai festival. Bon, passons. Et si je lisais les étiquettes ?! Drôle d'idée ? Oui, j'en parlerai à cette petite voix dans ma tête qui a seriné tout du long, au rythme du couinement de mon chariot de courses :


Du sel d'aluminium dans ton déo, du maquillage au dioxyde de titane, pas beau...
Du thé aux pesticides et ses sachets que tu sais pas où jeter ?
Du poisson surgelé et plein de mercure même pas "pêche responsable", laisse tomber,
Du plastique autour de ton pain, m'enfin passe à la boulange, t'es pas bien !
Des additifs dans ces gâteaux, les faire soi-même, c'est banco !
Du lait, les pauvres vaches, et ces œufs de poules en cage,
Du soja ? Une petite déforestation avec ça ?
Des yaourts en plastique, content le huitième continent !
Des fraises en plein hiver ? Tu manques pas d'air
Oh, les belles oranges, au fongicide imazalil, mange !
Des pâtes, des pâtes, oui mais en emballage carton ! Les encres et dérivés pétroliers, sur ces spaghetti, auront bien migré
Du jus de fruit ? T'es sûre qu't'en veux ? C'est juste du sucre et de l'eau, ouvre les yeux !
Du PQ blanchi au chlore et du coton, petit refrain pour une chanson

Un message promotionnel dans les hauts-parleurs se mêle à ma petite voix interne et, avant d'imploser, je suis passée en caisse, à toute vitesse. Sur le tapis roulant, juste une boite d'allumettes. Mais labellisées FSC, vertes et amies des forêts ! Je passerai chercher mon pain, quelques fruits bio et piquerai des yaourts maison dans le frigo de ma mère.

En rentrant, ma fille m'a demandé : "Qu'est ce qu'on mange, maman ?"

J'ai répondu qu'on allait adopter une poule, une chèvre, une vache, qu'on serait végétariens et qu'on attendrait que les légumes poussent sur le balcon…Autant dire que tu as le temps de jouer avant de passer à table!

Faire les courses n'est pas une mince affaire. Le désir d'acheter sain et bio ne rime pas forcément avec budget serré et temps compté. De plus, il y a de quoi virer parano car les scandales et tromperies dans le domaine de l'alimentation sont monnaie courante. Je n'ai pas de solution immédiate, si ce n'est tenter d'acheter "vrai" : de saison, moins industriel, plus naturel, avec le moins d'intermédiaires possible, le moins d'emballage, le moins de mots bizarres sur l'étiquette et la liste de composition la plus courte aussi.

Pas facile d'être respectueux à la fois de sa santé, des animaux, de l'environnement, de son compte en banque ! Quand je ne sais pas par où commencer, je fais au plus simple, pas de transformé industriellement. J'achète ce que je trouverais dans la nature, une vraie pomme plutôt que de la compote, de vrais légumes plutôt que de la soupe en brique, du pain plutôt que des céréales multicolores, des formats familiaux plutôt que de multiples emballages individuels. Je suis loin d'un impact zéro, tout est perfectible, mais faire les courses en son âme et conscience, c'est déjà un début. Celui qui prend ce chemin-là peut déjà être fier de ça. :-)



Aurélie alias LaVilaine!