jeudi 22 juin 2017

en route vers la déconsommation !


Moi dans les années 80. Je n'en avais pas forcément conscience, mais voilà un parfait exemple de petit bonheur participant au grand Bonheur !

Enfant des années 80, j'ai toujours eu l'habitude d'acheter. Acheter comme un réflexe. Acheter comme on respire, c'était inscrit dans nos vies. Chaque sortie sans magasin ni étals était fade et insipide et rentrer de shopping ou de voyage sans achat était un monstrueux échec et une énorme frustration. Pourtant, que m'apportait un vêtement ou un une merde de bibelot de plus quand j'en avais déjà plein ma chambre ou mon appartement ? Le plaisir. Le plaisir rassasié de la nouveauté. L'excitation suprême de la possession. Mais combien de temps durait ce plaisir ? Pas assez apparemment, puisque très vite je succombais à nouveau à l'envie. 

Quand j'ai pris mon premier appartement, je vivais à peine à 10 minutes à pied d'un centre commercial. Je ne travaillais pas encore beaucoup et je m'ennuyais souvent. Alors je faisais ce que j'avais pris l'habitude de faire, je consommais. Je n'avais pas beaucoup de sous, mais qu'à cela ne tienne, j'allais chez Zara. Ne nous avait-on pas appris que plus on possédait plus on était heureux ? Que plus on possédait plus on pouvait briller en société ? N'était-ce pas le comble du chic de pouvoir sortir avec une tenue différente chaque jour et d'étaler à la face du monde notre porte-feuille comme un pied de nez à la société ? D'inviter chez soit les gens pour les impressionner de nos multiples possessions ? Des bonnes affaires, j'en ai fait, et des objets et des vêtements, j'en ai possédés à la pelle ! Aujourd'hui pourtant, pas un seul de ces achats n'est resté. Je me rends compte que je ne les ai jamais vraiment appréciés.

Et puis je développais cette passion dévorante pour le e-shopping. Toutes les merveilles d'internet à porter de clic, c'était magique ! Et la formidable excitation de recevoir un colis était comme un petit Noël à chaque fois. Je ne me rappelle pas la moitié des gadgets que j'ai pu acheter. Une bague fraise cassée au bout de 15 jours (Formidable ! Sur le ton de Gérard Darmon quand Odile Deray lui raconte qu'elle avait dormi en bas parce qu'elle avait prêté son pull. Voilà, ce type d'objet était au moins aussi passionnant), une paire de boucles d'oreille revolver en plastique, des objets de décoration cheap oubliés depuis et des articles Asos au moins aussi bien cousus que ceux de Zara (sans parler de leur éthique commune). J'achetais parce que je pouvais, non pas parce que je voulais.

Mes placards se remplissaient à vue d'œil d'habits et d'objets hétéroclites made in China (ou Indonesia, India ou Cambodia voire même Roumania, même combat !) au moins aussi moches les uns que les autres dont je ne me rappelle même plus. Je vivais seule mais je n'avais déjà plus de place nul part dans mon 52m2. En étais-je alors plus heureuse ? Non. Car les véritables trésors de cette époque ce sont finalement mes souvenirs de jeunesse. Les soirées, les retours en Vélov qui ne roulent pas droits, les concerts, les concerts encore, les expéditions à Paris, Londres, Bruxelles ou Berlin avec les copines. Les crises de rire, les photomatons, les embrassades, les petits verres de trop. Ce sont là les biens les plus précieux. À la poubelle le débardeur synthétique made in China, aux Emmaüs tous les bibelots en plastique et autres kitcheries trouvées en vide-grenier ! Place à l'appréciation plutôt qu'à la possession !

Ça c'est du pur bonheur en tranche de photomatons ! Et on n'avait même pas bu ! Enfin, je crois... (big up à Nina et Marie <3 et le bout de soutien-gorge c'est cadeau !)

Aujourd'hui, je ne suis pas passée maître en minimalisme ni ceinture noire de l'achat raisonné, il y a toujours des achats plaisirs qui viennent se glisser entre les achats besoins. Mais je fais attention. J'ai opéré un tri magistral et j'ai donné plus de la moitié de ce que je possédais. Je me sens mieux et j'y vois plus clair. Je sais ce dont j'ai besoin, car j'ai appris à me connaître. Je sais ce qui me va. Je sais ce que je vais lire ou ne pas lire, je sais si un objet va m'enrichir spirituellement ou non. Et quand je fais un achat qui ne va pas dans ce sens, je culpabilise énormément et je finis par le rendre, ou, le cas échéant, le donner (merci les boîtes à partages !). Chaque sous mal dépensé me retourne les boyaux comme un poisson pas frais.

J'ai appris que le bonheur avec un grand B ce sont les petits bonheurs et pas les petits plaisirs. Ce n'est pas acheter la dernière paire de chaussures à la mode ou frimer dans la rue avec une paire de lunettes improbables. Les petits plaisirs, si on les multiplie on n'atteint pas le bonheur, juste un niveau élevé de blase-attitude. Plus tu possèdes, moins tu savoures ! 

Les petits bonheurs de la vie c'est apprécier ce que l'on a déjà et la chance d'avoir ce que l'on a. Pas besoin de partir à l'autre bout du monde pour ça (même si ce sont des expériences intenses qui nous enrichissent incroyablement aussi) car ce sont souvent des petites choses ! Samedi après-midi, 17h, je portais ma fille dans les bras, ses petits mains sur mes épaules. Nous déambulions sous les arbres, au bord de l'eau. Il faisait bon (pas 37°...). Son petit visage était blotti dans mon cou, le vent soufflait doucement dans la voûte de feuillages que les arbres dessinaient au-dessus de nous, le soleil étincelait à travers les branches et miroitait sur les ondulations douces du fleuve... Cette sensation de bonheur m'a fait me sentir plus riche que tous les Bill Gates du monde ! 

Mon papa m'a souvent dit qu'avant de s'endormir il était bon de se remémorer trois bons moments de la journée. Et c'est tellement vrai ! Parfois ce sont des petits riens, comme un bon café, une légère brise ou un sourire dans la rue. Même ces tout petits bonheurs peuvent nous rasséréner si l'on sait en prendre conscience ! J'ai vu passer ce matin sur un réseau social dont on taira le nom la vidéo d'une jeune femme rétorquant avec aplomb et fierté qu'elle préférait pleurer dans une Ferrari plutôt que de rire sur un vélo. Comme je la plains.



Mélisande



vendredi 16 juin 2017

vacances eco-friendly à Barcelone

Hola !
C'est bientôt l'été, peut-être avez-vous prévu de passer quelques jours dans ma chère ville d'adoption : Barcelone. Je vais vous donner quelques trucs pour passer de bonnes vacances, respectueuses de l'environnement et respectueuses des habitants.



 

À nous de vous faire préférer le train... 

Il n'y a pas que les compagnies aériennes low-cost pour se rendre à Barcelone. Depuis la France on peut s'y rendre directement en train. Ok, c'est 6H30 de TGV pour faire Paris-Barcelone, mais on part du centre de Paris (Gare de Lyon) pour arriver au centre de Barcelone. Quand on prend l'avion, entre le trajet vers l'aéroport, l'enregistrement des bagages, la sécurité... je pense qu'au final, on est pas si loin des 6H30 de TGV. Avec un bon bouquin, ça se passe très bien (avec un enfant de 5 ans, c'est plus galère...). Question prix, il faut s'y prendre l'avance et ne pas hésiter à comparer le tarif SNCF et le tarif RENFE (compagnie espagnole), en sachant aussi qu'on économise les trajets vers les aéroports et le bagage en soute...

On évite les logements illégaux... 

Comme vous devez le savoir, Barcelone est une ville saturée de touristes. Et il y a de plus en plus d'appartements touristiques car les propriétaires préfèrent louer leur appartement en location saisonnière plutôt qu'en location à l'année car ils gagnent bien plus d'argent, ce qui fait flamber les prix de l'immobilier. Pour ne pas participer à ce phénomène, il est important de se loger dans un appartement qui paie sa licence touristique, pour cela vous pouvez vérifier si l'appartement où vous allez séjourner est légal ou non. 
Barcelone est une ville de fête, mais il y a aussi des gens qui travaillent et qui doivent se lever tôt le matin, alors en rentrant de boîte, on garde le silence ! Merci  ;)

 

On se déplace écolo...

Barcelone est une ville parfaite pour s'y promener à pied ou à vélo. On évite les segways, les trottinettes électriques et les tours d'hélicoptère, por favor ! Les vélos rouges et blancs en libre-service que l'on voit partout sont réservés aux résidents mais il y a plein de loueurs de vélos. Alors pour se sentir comme Shakira, on prend la bicicleta
La ville est aussi très bien desservie par les bus et les métros. En achetant une carte T10 à 9,95€, on a 10 trajets, on peut même partager la carte à plusieurs. Les métros roulent de 5H à minuit tous les jours, sauf les samedis où ils durent toute la nuit.

 

Acheter ses vêtements d'occasion...

L'Espagne c'est le paradis de la fast-fashion : Zara, Desigual, Bershka, Pull&Bear, H&M, Oysho, Stradivarius et j'en passe... et c'est vrai que les prix sont moins chers qu'en France, mais c'est pas une raison  ! Je connais des magasins encore moins cher : les friperies ! 

Barcelone en regorge, ma friperie préférée c'est Humana, il y a 17 boutiques différentes dans toute la ville. D'ailleurs on y trouve beaucoup de vêtements fast-fashion, mais pour un prix beaucoup beaucoup moins cher, des vêtements pour homme et pour enfant, des chaussures, des accessoires... Vous ferez une bonne action et vous ferez du bien à la planète car le vêtement le plus écologique est le vêtement qui est déjà fabriqué. Mes meilleures adresses : 
  • Humana Universitat (Ronda Universitat, 19) 
  • Humana Sant Antoni (Ronda de Sant Antoni, 45) 
  • Humana Sagrada Familia (Carrer Provença)
  • Humana Raval (Carrer de l'Hospital, 91)
Mais si vous voulez quelques chose de plus excentrique, je vous conseille de faire les friperies de la Carrer dels Tallers dans le Raval (perso je les appelle les "frimeries"). On y trouve beaucoup d'import US : des blousons de motos, des vraies santiags, des blousons de capitaine de l'équipe de foot, des robes de bal de promo... la pièce que vous trouverez dans ses boutiques sera forcément stylée ! Les prix sont plus élevés que dans une friperie classique, voire plus élevés que les friperies parisiennes. Les magasins les plus sympas : 
  • Flamingo Vintage Kilo (Carrer dels Tallers, 31 mais aussi carrer Ferlandina, 20 et carrer d'Avinyó, 24) 
  • Holala!  (Carrer dels Tallers 73, Plaça Castella 2 et une autre carrer Riera Baixa)


 

  

On mange végétarien...

Et si pour compenser son bilan carbone du voyage en avion, on mangeait végétarien pendant le séjour ? 
Je n'ai pas essayé tous les restaurants végétariens de Barcelone, car en général dans la plupart des établissements, il y a des alternatives. Mais voici mes bonnes adresses :
  1. Aguaribay (C/Taulat 95, M°Poblenou), tout est végétarien et tout est trop bon, même les desserts !
  2. Teresa Carles (C/Jovellanos 2, M°Universitat), il est plus central et tout aussi bon !
  3. Café Menssana (C/Sardena 48, M° Ciutadella/Vila Olímpica), ce restaurant n'est pas exclusivement végétarien, mais il y en a pour tous les goûts, l'équipe vraiment très sympa et un des rares endroits de Barcelone où on peut faire des brunchs :)
Et si vous voulez quand même manger des tapas, vous pouvez vous régaler de patatas bravas, pan con tomate, pimientos del padrón...




 On découvre le compost !

Le truc génial que j'ai découvert en déménageant à Barcelone c'est le compost ! Ici on peut trier son compost et ça fait une sacrée différence sur le poids de la poubelle au final. Depuis nos efforts sur la réduction de nos déchets, on ne vide la grosse poubelle de déchets non-recyclables seulement une fois par mois.
Comment ça marche ?
Dans la rue, il y a des containers de couleur, à chacun correspond un type de déchets:
  • Vert : c'est le verre ! Les bouteilles, les pots en verre (sans les bouchons)... 
  • Bleu : Papier / carton, là aussi c'est pas bien compliqué, on évite juste les cartons sales.
  • Jaune : les emballages. Que ce soient les bouteilles d'eau, les tetra-pak, les emballages de chips, les pots de yaourts, et même les sacs plastiques. Je ne sais pas quel est vraiment le taux de recyclage de ces emballages, car je sais qu'en France, on ne met pas les pots de yaourts au recyclage... 
  • Marron : les matières compostables, épluchures, reste de repas, serviette en papier sale, bouchon de liège... Je vide ma poubelle de compost tous les 3 jours (car ça sent vite) dans un sac biodégradable. 
  • Gris : le reste ! 
Si vous voulez bien faire le tri, vous pouvez vérifier sur ce site dans quelle poubelle jeter votre déchet. Je l'utilise régulièrement, car j'ai souvent des doutes. 


Ya tengo la bolsa 

En Espagne, comme en France, on emporte son petit sac en tissu dans le sac à dos, car depuis le 28 mars 2017, les sacs plastiques gratuits sont interdits. Sans oublier votre gourde que vous pourrez remplir gratuitement aux nombreuses fontaines de la ville ! L'eau du robinet est potable malgré son odeur de piscine... 

Voilà, en espérant que ces quelques conseils pourront vous aider à continuer vos efforts même en vacances ! 



Coralie :)



lundi 5 juin 2017

j'ai testé : les mouchoirs en tissu





Comme c'est la période des pollens c'est le moment ou jamais de vous parler des mouchoirs en tissu ! Je voulais écrire cette note cet hiver (le deuxième moment ou jamais d'en parler) mais je n'en ai pas eu le temps. Pourtant je sortais d'une méchante rhinite comme je n'en ai jamais eu et je peux vous dire que mes petits mouchoirs en tissus ont été mes fidèles amis et qu'il ne m'ont pas laissé tombée malgré cette rude épreuve. Bon, pas de chance, j'en avais pas assez pour tenir le coup et j'ai du acheter une boîte de Kleenex pour amortir le choc (après tout une boîte en carton c'est toujours moins pire que des paquets plastiques emballés dans un grand paquet plastique). 

Quoiqu'il en soit ça a été une excellente occasion de tester les mouchoirs en tissu dont j'avais hérité de mes grands-parents, avec les initiales brodées et tout. -Aaaah dégueu ! diront certains. Mais non, ils étaient blancs comme neige, comme neufs oserais-je même dire. Et après l'épisode douloureux de ma rhinite ils le sont restés. Je les lave à 40° en même temps que n'importe quelle lessive de blanc et il ressortent impeccable. Tout au plus je leur offre parfois un petit bain d'eau bouillante histoire de les désinfecter un bon coup. Ça ne demande donc pas d'entretien particulier, il faut juste en avoir assez pour éviter de se retrouver en panne. En plus de ça, ils sont bien plus solides qu'un mouchoir en papier (aller, qui ne s'est jamais mouché dans ses mains parce que le papier s'était déchiré ?). 

Les mouchoirs en papier génèrent des déchets qui mettent 3 mois à disparaître dans la nature, sans parler de leurs emballages en plastique rarement recyclables et de l'encombrement de nos poubelles. Il utilisent très peu de matière recyclée (19% seulement) quand pourtant leur emballage le mentionne. Et n'oublions pas que pour produire une tonne de papier, il faut pomper entre 100 et 200 tonnes d’eau, sans parler de leur blanchiment au chlore, autre source de pollution et allergène. 

En plus de ne coûter que quelques euros à l'achat pour des années d'utilisation, le mouchoir en tissu est sans risque pour la santé, réutilisable à souhait, solide et écologique. Je vous ai fait une petite sélection internet pour vous équiper si le cœur vous en dit, car le mouchoir en tissu en plus d'être écoresponsable peut être un accessoire cool et coloré !



1 / 5 mouchoirs Lamazuna (dont un qui fait pochette) fabriqués en Vendée / 25€
2 / 4 mouchoirs Présent Durable en coton biologique fabriqués en France / 13€
3 / 3 mouchoirs KUFU + 1 pochette de rangement fabriqués à partir de chutes de tissus à Lyon / 20€
4 / 1 mouchoir Lulu Nature en coton biologique fabriqué en France / 5,90€



Mélisande


jeudi 18 mai 2017

désencombrer les jouets : mission impossible ?
























Hello !

Comme vous savez, je suis très organisée, j'aime que ce soit rangé chez moi, j'utilise le minimalisme pour me simplifier la vie et me concentrer sur ce qui m'importe vraiment. Et ça fonctionne à merveille ! YEAH !

Bien sûr, je ne vis pas seule, je ne peux pas imposer ma manière de fonctionner à mes collocs alors je prends sur moi. Il paraît que l'exemple est la meilleure des persuasions... mais pas la plus rapide !
Bref, je laisse mon mari gérer ses trucs, ce n'est à moi de lui dire quel est son essentiel ou pas... mais quand il s'agit des affaires de mon fils de 7 ans, je suis tiraillée entre le laisser gérer (donc accumuler) ou trier à sa place dans son dos. Aucune des deux solutions ne me satisfait. Là, on touche à un problème de parentalité, toujours l'impression d'en faire trop ou pas assez...

Jusqu'à présent je le laissais gérer ses affaires, il a continué d'accumuler toutes sortes de babioles... et bien sûr, une chambre d'enfant désordonnée, ça finit toujours en "Maman ! Tu peux m'aider à trouver mon légo Batmaaaaan ?" #rien n'est perdu tant que maman n'a pas cherché. La petite phrase "Si tu avais moins de jouets, tu retrouverais plus facilement tes jouets préférés " ne sert strictement à rien, puisque naturellement CE SONT TOUS SES JOUETS PRÉFÉRÉS ! Bien sûr, ça me démange, de jeter des trucs derrière son dos (oui je l'ai déjà fait et oui je culpabilise), mais j'ai peur qu'il soit traumatisé à vie et que par réaction, à l'âge adulte, il devienne un acheteur compulsif. Mais le laisser faire tout ce qu'il veut en espérant qu'il prenne de bonnes habitudes tout seul en grandissant, c'est un peu comme si je le laissais manger des pizzas, des pâtes, des bonbons en espérant qu'à l'adolescence, il fasse une crise et réclame des légumes. 
Ne pas poser de limites à son enfant, c'est déléguer son rôle de parent à la société. Et la société, elle est pas trop minimaliste, ni écolo, ni bienveillante, ni sympatoche... 


Alors comment désencombrer la chambre d'un enfant sans le traumatiser ?



Primero, la méthode KonMari appliquée aux enfants c'est le plantage assuré. Quand on demande à son enfant de prendre chaque jouet dans sa main pour savoir s'il ressent ou non de la joie,  on peut être sûr qu'il va ressentir de la joie pour tous ! Résultat : 0 désencombrement.

Je vais vous dire ce qui semble avoir marcher pour mon fils. J'ai découvert une méthode sur un blog américain d'une maman minimaliste, du coup j'ai testé son truc et ça a plutôt bien marché.
Le but est d'impliquer l'enfant dans le tri. J'ai expliqué à mon fils l'intérêt d'avoir moins de jouets : pouvoir retrouver ses jouets préférés plus facilement et même qu'on pourrait peut-être remettre la main sur le légo Batman.
  
Pour tester la méthode, on a commencé par la boîte des "n'importe quoi", un joyeux mélange de figurines, de dinosaures, de jouets Kinder, de porte-clés, de babioles... bref tout ce que j'aime ! On a discuté de ses jouets préférés, il m'en a cité quelques uns, dont certains dont je n'aurais jamais soupçonné avoir de l'intérêt (comme quoi il faut faire attention à ce qu'on jette derrière leur dos). 

On a vidé la boîte de jouets sur le sol et on a remis les jouets préférés dans la boîte, ça doit représenter 20% de la quantité initiale. 
Ensuite on a rangé les autres jouets dans une autre boîte, une boîte de "peut-être". Je lui ai dit que je garderais la boîte dans un placard pendant deux mois, s'il se souvient d'un jouet à l'intérieur et qu'il en a envie, j'ouvre la boîte et je le lui donne (bien sûr, je le laisse pas fouiller, sinon il voudrait tout récupérer).  Il est OK avec le principe, on en a profité pour y mettre quelques puzzles qui ne sont plus de son âge...

Ça fait déjà 1 mois que la boîte de "peut-être" est dans le placard, il m'a demandé une seule fois une petite balle qui était à l'intérieur, naturellement, je suis allé la chercher. Les autres bricoles à l'intérieur ne lui manquent pas. Je vais bientôt donner tous ses jouets. Ils vont pouvoir trouver de nouveaux propriétaires qui vont jouer avec. 

Parce que c'est ça aussi le but du minimalisme : redonner de la valeur à chaque objet en le donnant à quelqu'un qui va pleinement s'en servir. Je me dis aussi qu'une partie de ses jouets finira directement dans la poubelle, babiole offerte "pour faire plaisir", qui a amusé 2 jours et qui a fini au fond d'un boîte de "n'importe quoi"... le plus simple serait de limiter la quantité de babioles !

Sinon, pour info, on a retrouvé le légo Batman, il était tombé derrière la bibliothèque, qu'il faudrait aussi trier, mais ça ce sera pour une autre fois ! Petit à petit, l'oiseau désencombre son nid...


Coralie :)




mardi 25 avril 2017

rockestionnaire #7




1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Coralie, j'ai 35 ans, je suis illustratrice et je vis à Barcelone avec mon mari et mon fils de 6 ans.


2/ Te sens-tu l'âme écolo ?
Oui ! J'ai mis du temps à l'affirmer, car ça fait un peu hippie de se dire écolo, genre on a pas les pieds sur Terre. Mais maintenant, je pense qu'il y a rien de plus concret que de se préoccuper de l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons.


3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Pas vraiment, mais dans les années 80, c'était normal. Par contre mes parents adorent la nature et la montagne, et jamais, ils n'ont laissé de déchets derrière eux après un pique-nique. Ce sont des gens respectueux. C'est une base essentielle pour un mode de vie écolo.


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
Ma copine Mélisande postait souvent des articles écolo sur Facebook, et je cliquais ! Après je pense que le déclic se fait que si tu est prêt. On peut être submergé d'infos mais ne pas vouloir écouter. Plus précisément, un jour, j'ai vu un reportage sur Arte "Tous allergiques ?" , qui expliquait que les allergies avaient explosé ces dernières décennies et pas par excès d'hygiène (comme on entend souvent dire) mais à cause de la pollution, celle des véhicules, les pesticides, les contenants en plastique de nos aliments, les produits ménagers très irritants... vivant avec deux allergiques, j'ai commencé à faire le vide chez moi : le premier truc qui a viré c'est le désodorisant de toilette. On peut pas contrôler la pollution extérieure, mais on peut maîtriser celle de nos intérieurs.
Ensuite, j'ai lu "Zéro Déchet" de Béa Johnson, et ce livre est une vrai mine d'or pour mettre en place des changements.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Le plus gros de ma démarche, c'est la réduction des déchets. J'achète au maximum en vrac, mes fruits et légumes, mais aussi pâtes, riz, farine... Dernièrement, j'ai même osé le tupperware chez le fromager, et "c'est passé crème " :D
On fait beaucoup plus la cuisine, ça fait un moment que j'ai pas acheté un paquet de gâteaux pour le goûter de mon fils, on revient à des choses plus simples et il ne s'en plaint pas.
Aussi, on achète un maximum d'occasion, en cherchant un peu, on trouve de tout ! Ça ne me manque pas de faire du shopping dans un centre commercial, j'ai remplacé ça par le tour des friperies avec une copine.


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
J'aimerais bien m'engager plus concrètement dans mon quartier, dans une coopérative ou une association écolo, pour rencontrer des locaux qui ont les mêmes valeurs et apprendre plein de nouveaux trucs. Je pense que pour un monde plus écolo, il faudra forcément passer par des modes de consommation locaux. Je suis encore très dépendante de la France pour certains trucs : les blocs de savon de Marseille, les cristaux de soude... Je ne sais pas où les acheter à Barcelone. Les supermarchés du type Biocoop, n'existent pas chez nous. Par contre, on a la chance d'avoir énormément de petits magasins, quincailleries, merceries, plein de magasins de vrac... et beaucoup de restaurants végétariens. Et surtout, les bacs à compost ! Chaque pays, chaque ville a ses avantages et il faut encore que je découvre tous les petits secrets éco-friendly de Barcelone.


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ?
Les gens qui jettent leurs déchets par terre. Pour moi, c'est un manque de respect total des autres. Il m'arrive de ramasser, mais quand je vois l'état de la plage à côté de chez moi, je suis vite découragée. 


8/ Quelle est ta plus grosse honte ?
A la naissance de mon fils, l'écologie n'était vraiment pas dans nos préoccupations. Dans ma tête, pour être écolo, il fallait vivre à la campagne et avoir que ça à faire... Mon fils a été nourri aux petits plats tout prêts réchauffés directement dans le contenant en plastique au micro-onde !


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
Je prends des douches très chaudes et très longues le soir. J'ai essayé d'arrêter, mais j'y suis pas arrivé, c'est tellement un moment de tranquillité où je recharge les batteries que j'ai du mal à m'en passer...


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Mettre un arrosoir dans la baignoire pour récupérer l'eau le temps qu'elle chauffe, ça permet d'arroser les plantes avec de l'eau qui aurait été perdue. Je tiens cette astuce d'une copine et c'est tout simple ! Mais je me rend bien compte que je suis pas du tout crédible en matière d'économies d'eau, maintenant que vous savez que je prends des douches de trois plombes. Mais bon, on est pas à une incohérence prêt et peut être que cette astuce pourra servir à quelqu'un !

lundi 17 avril 2017

le vrai pourquoi du minimalisme...




Le but du minimalisme, c'est pas d'avoir un appart' vide avec des murs blancs, un canapé gris et un seul et unique coussin. On est pas obligé de s'habiller en noir non plus. Le minimalisme c'est se séparer de ce qui nous est accessoire pour se concentrer sur ce qui a vraiment de la valeur pour nous.

Mais bonne nouvelle ! On est pas obligé de savoir tout de suite ce qu'on veut vraiment dans la vie pour se mettre au minimalisme... Quand j'ai commencé à me séparer de mes affaires, c'était pour faire de la place et avoir une jolie maison. D'ailleurs, j'avais écrit un article sur les avantages à se débarrasser du superflu. Mais ce n'est pas mon but dans la vie, personne sur son lit de mort se dit “Aaarrrrgh... mon seul regret dans la vie c'est de ne pas avoir désencombrer le buffet du salon...” Non personne.
En me débarrassant de mon superflu, j'ai d'abord commencé à gagner en sérénité et en temps.

Je ne perds plus de temps le matin à savoir comment m'habiller, j'ai très peu de vêtements et je les aime tous. Exit la robe que je garde en attendant de perdre du poids et qui me dit “Salut, gros cul!”, bye bye le T-shirt en matière synthétique qui me fait transpirer en moins d'une heure qui me dit “Eh, tu pues! “, au revoir les chaussures hors de prix qui sont trop trop belles mais qui font mal aux pieds et qui me disent “Argent jeté par les fenêtres!“. Non, maintenant quand je m'habille, je me prends plus la tête, c'est beaucoup plus facile et je démarre la journée du bon pied.

On a que 24H par jour et un taux de volonté limité. C'est trop dommage de gâcher son temps et sa volonté sur des bêtises comme les fringues qu'on ne portera plus. Du coup, quand on commence à désencombrer, on gagne de la place, on a moins de choses à s'occuper, moins de choses à nettoyer et plus de temps pour soi... et c'est là qu'on peut prendre le temps de réfléchir à qui on est, à ce qu'on veut vraiment dans la vie, aux rêves qu'on a fait plus jeune et qu'on ose pas réaliser... Et petit à petit quand on arrive à identifier ce qui est vraiment important pour soi, c'est encore plus facile de savoir ce dont on se sépare ou pas.

Même si je me suis lancée dans le minimalisme sans trop réfléchir, je n'ai jamais regretté de m'être séparée d'un objet. Par contre, j'ai souvent regretté d'avoir acheté un objet.

Le minimalisme c'est un outil, ce n'est pas une fin en soi. Je ne me considère pas comme minimaliste, mais j'utilise le minimalisme pour mon développement personnel. Il me sert à trouver le temps et l'énergie pour les choses qui comptent vraiment pour moi, et ce qui compte vraiment pour moi ce n'est pas juste d'avoir une maison rangée (même si j'aime bien quand même...). Depuis que j'ai commencé cette démarche minimaliste, ma carrière d'illustratrice a carrément évoluée, je travaille beaucoup moins et j'ai trouvé du temps pour écrire mes propres projets qui prennent forme. Je dessine beaucoup plus pour moi (avant je disais ne pas avoir le temps) et ça a un réel impact sur ma créativité. J'ai réalisé que raconter des histoires et être créative était très important pour moi. Chose à laquelle je ne pensais même pas il y a quelques années, trop occupée à enchaîner les commandes les unes après les autres.  

Alors si vous vous sentez submergé, que vous avez l'impression de ne pas avoir de temps pour vous, essayez de vous séparer de quelques affaires, c'est peut être le début d'un changement très positif... Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d'écouter les podcasts des Minimalists, c'est super inspirant (et en plus ça fait bosser l'anglais, d'une pierre deux coups !).



 Coralie :)



samedi 18 mars 2017

du "SENT-BON"






























Son chez-soi, son doux foyer, son antre, on aime s'y sentir bien...
Une poubelle pas sortie, le poisson cuit du midi, les chaussures dans l'entrée, la litière du chat :
les mauvaises odeurs ne participent pas au sentiment de bien-être recherché, on est bien d'accord...
On a souvent recours à un "sent-bon" : encens, bougie, papier d'Arménie, huiles essentielles ou pire encore ; le pschit d'air-pouic. 
Ces petits gestes que l'on croit anodins sont en fait source de pollution de notre air intérieur.

Le ministère de l'écologie, de la santé publique, ne cessent de se pencher sur la question. Il s'agissait d'interdire certains produits à émissions nocives. Benzène, formaldéhyde (encore lui), acétaldéhyde acroléine et autres abominations seraient présents dans nos "sent-bon". Mais le marché de ces vilains doit peser lourd, car point de véritable interdiction ni étiquetage pour le moment, et nous achetons toujours plus de ces poisons, +15% chaque année. Pourtant ils sont bel et bien responsables de maladies respiratoires chroniques, un coût astronomique pour la santé publique et un véritable cauchemar pour les malades.

Avez-vous déjà vu cette étiquette??? En projet depuis 2013 dans un  plan national pour la qualité de l'air intérieur et pour pouvoir identifier les produits à émissions nocives, on la trouve déjà sur les produits type peinture murale, pas encore assez répandue, on attend avec impatience son application sur les objets liés à la décoration, sur les bougies et sur les meubles...

Or, toute combustion pollue. Acheter une bougie Bio, en cire végétale avec une mèche en coton et tout le tra la la, relâchera peut-être moins de composés organiques volatils (COV), acroléine et formaldéhyde, mais un peu tout de même. Oublions le bâtonnet d'encens diffusant plusieurs microgrammes de benzène au mètre carré et qui voyageraient jusque dans les alvéoles de vos bronches. Bannissez définitivement les aérosols. Quant au petit papier rose que l'on brûle, se vantant être le plus sain, (aux dires des analyses effectuées à la demande des fabricants, par des laboratoires secrets et sans noms) même en faible quantité, il en dégage malgré tout...
Pour les huiles essentielles, attention, leur utilisation n'est pas sans danger! Elles peuvent être allergisantes. Toutes ne sont pas adaptées aux plus fragiles, enfants comme animaux, et ce ne sera jamais qu'un cache misère pour les mauvaises odeurs.

Notre allié reste l'air du dehors (pour peu qu'on ne vive pas au bord de la nationale), aérer au moins dix minutes par jour, de préférence le matin. Pour les mauvaises odeurs occasionnelles: reste à accepter que le caca ça ne sent pas bon, mais c'est comme ça! Un bouquet de lavande séché, des écorces de cannelle, des peaux d'agrumes, un spray maison à base de vinaigre ou d'alcool, le net regorge d'astuces de grand-mères si vraiment vous ne pouvez vous passez d'un sent-bon.

Plus vous supprimerez les recours aux artifices, meilleure sera la santé de vos bronches et la qualité de votre air intérieur. Sans compter que vous achèterez moins de produits inutiles. La low-conso, c'est toujours une petite victoire; moins de sous pour les méchants c'est tout bénéf pour votre karma, votre porte-monnaie et surtout votre santé.


Sources // UFC que choisir, Allodocteurs, et la plus récente sur le site du sénat



Aurélie, LaVilaine!