vendredi 20 janvier 2017

juste une mise au point

 






On vit dessus, on marche dessus, on respire, on aime, on court, on rit, on pleure, on vole. On se dispute, on crache, on crie, on tue. On salit. On oublie. On oublie que l'on est infimement ridicule. Qu'est-ce que l'Homme représente aux yeux de l'univers pour être si prétentieux ? Réponse : rien (Rick Hunter riprizent) Vous vous sentez meilleur que les autres avec vos pompes dernier cri ? Vous ne vous sentez plus pisser parce que vous êtes passé à la TV ? Vous pensez que votre vie mérite toute l'attention du monde parce que vous réussissez mieux que les autres ? Vous pensez que 82K likes sur Instagram font de vous le roi du monde ? Dîtes-vous bien que le Monde s'en fout. Vous n'êtes rien. 

Dans 100 ans on vous aura oublié.

Le temps d'un clignement d'œil au regard de l'univers.

Si vous voulez laisser une trace, changez le monde ! Aimez, vivez, transmettez. Respectez. Préservez. L'environnement, la vie, l'amour, l'oxygène, l'eau. Pour que les générations futures puissent vous remercier. Pour que les autres espèces puissent exister encore longtemps. Pour qu'on puisse tous vivre sur Terre encore quelques milliards d'années. 

On vit chacun sur sa planète sans avoir les pieds sur Terre. Il est parfois bon de prendre du recul et de se rappeler avec humilité que l'on ne fait que passer. On est rien. De prétentieux petits riens qui n'avons la chance d'être en vie que par un heureux hasard.

Personne n'a besoin de nous. La Terre n'a pas besoin de nous.

En revanche, nous sans elle, nous ne sommes plus rien, nous n'existons plus du tout. Nous lui devons tout (si cette phrase sonne comme un slogan d'autocollant, tant pis). Alors pensez-y avant de jeter votre plastique gras de pizza surgelée ou d'acheter une fringue dégueulasse pleine de produits chimiques. La Terre vaut mieux ça. Et même si nous sommes des petits riens, nous aussi on vaut mieux que ça.



crédits photos // la Terre vue de la Lune lors de la mission d'Apollo 11 (1969, N. Armstrong, M. Collins et E. Aldrin) et la Terre vue de l'ISS par Thomas Pesquet (2017)




Mélisande


mardi 17 janvier 2017

7 trucs pour prendre de bonnes habitudes

Aujourd'hui, un peu de développement personnel, parce que, personnellement, j'adore me développer !
On dit souvent qu'il faut changer ses habitudes de consommation, mais les habitudes ce n'est pas facile à changer.  J'adore tenter des trucs nouveaux et des fois ça prend, des fois ça prend pas. Et petit à petit, j'ai compris pourquoi...


1 / On oublie le mythe des 21 jours. Combien de fois j'ai lu qu'il fallait 21 jours pour mettre en place une habitude ? C'est très tentant, mais cette étude n'est même pas une étude. En 1960, le Dr Maxwell Maltz, un chirurgien plastique, a constaté qu'il fallait en moyenne 21 jours à un patient amputé pour s'adapter à la perte d'un membre. On est bien loin de « J'arrête de manger mes crottes de nez en 21 jours »...


2 / On ne fait que ce qu'on a vraiment envie de faire. Si on se lance dans quelque chose juste parce qu'il faut le faire, ça ne tiendra pas longtemps. Alors on se pose la question si c'est vraiment fait pour nous, et si ça va vraiment améliorer notre vie.


3 / Pour créer une nouvelle habitude, c'est mieux de l'associer avec une autre habitude déjà bien ancrée. Je vis à Barcelone et un de mes buts est de bien parler l'espagnol. N'ayant jamais pris de cours (allemand première langue, youhou!), j'ai acheté une méthode pour apprendre avec une petite leçon à faire chaque jour. Combien de fois j'ai commencé puis laisser tomber ! Je le faisais le soir avant de me coucher (parce qu'il paraît que c'est mieux, si si y a des « études » qui le disent), mais souvent après une journée fatigante, j'avais plus envie de me coucher que de bosser ma leçon. J'oublie une fois, puis deux... Mais ces derniers temps (et ça a l'air de tenir), je fais ma leçon systématiquement en prenant mon café après le repas du midi. Et cette habitude du café est une habitude bien ancrée, par association d'idées café = leçon d'espagnol.


4 / On se donne les moyens de tenir la nouvelle habitude. Faire ses propres yaourts ? Toujours avoir du lait, des pots et des ferments d'avance. Passer du sopalin aux chiffons ? Faire un bon stock de chiffons facile d'accès. Quand on lance on nouvelle habitude, le moindre grain de sable dans le rouage fait tout arrêter.


5 / Une nouvelle habitude à la fois. Au début quand on se lance, on est tout feu tout flamme, on pourrait soulever des montagnes, alors on décide de tout changer.  Puis les jours passent et le quotidien nous rattrape et on laisse tout tomber car on ne peut pas tout gérer en même temps. Alors on se concentre sur une nouvelle habitude à la fois, puis petit à petit, elle deviendra automatique, on la fera sans même y penser comme se brosser les dents. Et là, on pourra passer à la suivante...


6 / Un "petit peu" tous les jours, c'est mieux que "beaucoup" jamais... Une bonne habitude, c'est plus facile à suivre quand ça ne prend pas beaucoup de temps. Pendant une période, j'étais inscrite dans une salle de sport, et j'ai remarqué que moins j'y allais... moins j'y allais ! Parce qu'à chaque fois que je manquais une séance, je me mettais la pression pour la prochaine... et j'avais encore moins envie d'y aller. C'est un cercle vicieux, et au final, je n'y allais plus du tout. Aujourd'hui, plus de salle, je fais quelques exercices le matin avant ma douche, ça me prend 15 minutes max. J'ai trouvé le temps pour m'enfiler 7 saisons de Vampire Diaries sur Netflix, je pouvais bien trouver 15 minutes par jour pour ma santé :) 


7 / On se détend ! pas grave si on s'est laissé aller un jour. On reviendra sur les rails le lendemain. A vouloir être trop parfait, on peut s'épuiser et tout laisser tomber. Les bonnes habitudes, on les prend d'abord pour soi.

Certaines de ces astuces sont issues du livre de Léo Babauta L'art d'aller à l'essentiel. L'auteur explique comment se simplifier la vie, éliminer le superflu pour se concentrer sur ses objectifs essentiels et avancer dessus petit à petit chaque jour. C'est un livre de développement personnel, comme tous ces livres, c'est une expérience de vie pas une formule magique, chacun pioche ce qu'il veut pour l'adapter à sa vie.  Après la lecture de ce livre, je revois mon organisation pour passer des interminables to-do list à une routine quotidienne qui va dans le sens d'une vie meilleure. Et plus que jamais "poco a poco", doucement mais sûrement... 

Et vous, quelle habitude avez-vous envie de mettre en place ?

Coralie :)

vendredi 13 janvier 2017

bienvenue dans la matrice



Cette semaine je me baladais en chantant lalala sur internet et je suis allée faire un tour sur Flickr. Comment ce bon vieil album photos se porte-il ? D'ailleurs qui utilise encore Flickr ? Et Myspace ? J'adorais Myspace, c'était ma petite maison virtuelle avant que je ne déménage sur Facebook il y 8 ans. 8 ans ! Un paquet de photos et de messages échangés, en public comme en privé. Des statuts souvent obsolètes commentés et recommentés (grâce aux souvenirs Facebook, merci Facebook). 

Imaginez maintenant le nombre de vos publications multiplié par le nombre d'utilisateurs d'internet, qui doit avoisiner trois milliards (4 d'ici la fin de la décennie). Prenez en compte que ces mêmes individus possèdent tous au moins une boîte mail. Pensez également qu'aujourd'hui, nombres d'entre ont aussi Twitter, Blogspot, Instagram, Snapchat ou n'importe que site d'hébergement, le tout accessible partout dans le monde n'importe où et n'importe quand. On croirait le discours d'adieu de Bilbo à la Comté tellement ça devient alambiqué, personnellement à ce stade j'ai arrêté d'essayer de concevoir des multiplications.

Comme ces lignes que vous êtes en train de lire, chaque information délivrée sur le net est aussitôt traitée, compulsée, enregistrée et archivée dans un centre de données. Ce gigantesque "nuage" de mémoire informatique, le fameux cloud, a un énorme impact sur l’environnement car il grandit un peu plus chaque jour. À chaque photo que vous postez, à chaque mot que vous écrivez, à chaque smiley que vous envoyez, il grignote un peu plus de place et d'électricité. 


"Selon certaines estimations, la pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du secteur de l’aviation." Greenpeace


Actuellement, des mouvements comme Greenpeace tentent de sensibiliser les géants du net à cette nouvelle source de pollution énergivore et les poussent à se tourner vers les énergies renouvelables (on peut d'ailleurs consulter le classement énergétique de nos sites favoris ICI). 

Et de nous sensibiliser nous, derrière nos écrans. Car nous pouvons tous réduire cet impact l'espace de quelques clics. Il nous suffit de :

  1. vider nos boîtes mails (pensons aussi aux spams et aux messages envoyés)
  2. limiter l'envoi des courriers avec de trop grosses pièces jointes
  3. éviter de manière générale tout stockage inutile ou en double
  4. penser à vider régulièrement nos corbeilles
  5. supprimer les messages publics et privés et les statuts qui ne sont plus d'actualité (comme notre annonce sur Twitter pour trouver un covoiturage Lille-Marseille le 18 août 2015 ou celle sur Facebook pour vendre notre vieux sèche-cheveux, non vraiment, le monde a t-il besoin de conserver ces infos ?)
  6. trier nos photos sur internet (a t-on vraiment besoin de garder la photo de Gilles le cul à l'air au nouvel an 2012 ? mmm, oui celle-ci peut-être, en revanche la photo de la bouteille Coca portant notre prénom, bof) 
  7. se désabonner des newsletters qui encombrent nos boîtes mails et qu'on ne prend jamais le temps d'ouvrir

Voyez ça comme le désencombrement de votre maison version web. On y voit plus clair et on évite même qu'un mauvais souvenir vienne nous hanter depuis les tréfonds de l'internet !





Mélisande 


mercredi 11 janvier 2017

bonne année !

© Coralie Vallageas


Coucou tout le monde ! 


Toute l'équipe de Rocket Juice vous souhaite une belle année 2017 !
On vous souhaite de profiter des petits et grands bonheurs de la vie, d'avancer à votre rythme, de tester des tas de choses et de vous planter lamentablement pour vous relever toujours plus fort, car en 2017 comme en 2016, on ne baisse pas les bras ! En 2017 comme en 2016, on a toujours qu'une seule planète, alors on en prend soin ! 

Cette année, on a envie d'être optimiste. Vous le sentez vous aussi ? On est à l'ère d'un changement de société et pas nécessairement dans le mauvais sens ! De tout temps l'être humain a modifié et pollué son environnement et ça ne date pas de l'ère industrielle, les romains déjà polluaient (allez voir cette vidéo de Passé Sauvage hyper intéressante à ce sujet, ça fait relativiser...). Seulement aujourd'hui, on a la chance de pouvoir faire circuler l'information comme jamais auparavant. On peut partager nos trucs et astuces à la vitesse de la lumière pour une planète plus heureuse... et c'est notre meilleure chance de changer le monde !

Alors en route pour une année responsable, une année humaine et solidaire, une année pleine de découvertes positives. Une chouette année 2017 qui prend soin de la planète !



L'équipe du Rockey Juice


jeudi 15 décembre 2016

rockestionnaire #5


Aujourd'hui c'est OXOlaterre, alias Rodolphe, qui répond à notre désormais
célébrissime rockestionnaire !

OXOlaterre by himself


1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Rodolphe, je suis illustrateur sous le pseudonyme OXOlaterre, je fais donc du dessin et de l’animation, et je vis actuellement à Lyon.


2/ Te sens-tu l'âme écolo ?

Je ne sais pas très bien ce que ça veut dire avoir l’âme écolo. Comme tout le monde j’ai appris à trier mes déchets, mais je suis loin d’avoir une discipline exemplaire.
Quand je lis les articles de cette page je me dis que j’ai encore beaucoup de progrès à faire.
Bon, pour ma défense je dirais que je ne fais pas parti de ces gens qui râlent quand les magasins ne donnent plus de sacs en plastic. Je pourrais aussi ajouter que je me déplace à vélo. Mais pour être tout à fait honnête la véritable raison est d’éviter les transports en commun.
Par contre, si avoir l’âme écolo c’est ne pas se considérer supérieur à d’autres espèces et faire en sorte de ne pas détruire davantage la planète, alors oui, je suis à 100% écolo !


3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?

Alors pas du tout ! (Décidément vous allez regretter de m’avoir confié ce questionnaire !) Il faut croire que "de mon temps", jeunes gens, on ne se préoccupait pas beaucoup de ces choses-là.
Je me souviens assez clairement qu’enfant j’accompagnais mon père en Ferrari en tracteur, avec à l’arrière dans la remorque, un monceau de déchets qu’on déplaçait jusqu’à la décharge à la sortie du village. Mon père activait la manette et tout se déversait. Et moi je contemplais avec une certaine euphorie les ordures dévaler. Alors la conscience écolo… pas vraiment. Car évidement tout ça était légal ! Et donc tout le monde faisait de même. Ensuite les responsables de la décharge s’occupaient de brûler ce qui pouvait bien brûler, le reste était enterré dans le sol, recouvert de gravats puis de terre. Ce n’était pas plus compliqué. Y’avait ! Hop ! Y’a plus ! C’était magique ! Et ça valait bien un tour en tracteur.
L’écologie est arrivé bien plus tard dans nos consciences, peut-être avec l’arrivée de deux nouveaux dans le paysage politique français : Brice Lalonde et Antoine Waechter. Tout le monde se foutait un peu de leurs gueules et de leurs coupes de cheveux. À l’époque parler d’écologie et des risques qu’encourrait la planète n’était pas très à la mode, et ces deux-là n’étaient pas non plus des plus glamours. L’écologie était triste comme un sous-pull qui gratte. Ca ne faisait pas rêver grand monde.
Mais avec le recul, je me dis qu’ils avaient eu un sacré courage pour venir aborder des sujets qui ne préoccupaient pas du tout les français. Finalement je pense qu’ils avaient bien plus de convictions que beaucoup d’hommes politiques aujourd’hui. Donc mea culpa.
Bref, je pense que l’écologie s’est installée progressivement dans la société, avec sans doute les médias et encore davantage avec internet. On ne pouvait soudain plus ignorer tous les problèmes qui s’amoncelaient et dont on devrait payer l’addition à plus ou moins court terme.
Ah si, je sais à quand remonte ma première prise de conscience écologique ! Générique de fin de La forêt d’émeraude: "Les forêts d’Amazonie disparaissent au rythme de 2 000 ha par jour. 4 millions d’indiens y vivaient. Il n’en reste plus que 120 000." Pour moi ce fut un choc ! 1985 ! Rendez-vous compte ! 

4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?

Pour moi le déclic c’est une prise de conscience concernant l’élevage industriel et la mise à mort à la chaîne, et donc de la cause animale. Ce qui amène forcément aux problèmes écologiques puisque les filières de production animales sont responsables d’une grande partie des émissions à effet de serre, mais aussi de la déforestation, de la pollution des eaux liées aux déjections des animaux et aux engrais et pesticides destinés à les nourrir. Sans parler de la quantité d’eau nécessaire à la production de fourrage (15 000 litres d’eau pour un kilo de bœuf).

Comme beaucoup d’entre nous j’ai vu passer les vidéos de L214, je me suis dit que je ne pouvais plus cautionner toutes cette souffrance et participer au carnage, j’ai donc renoncé à la viande (il y a seulement 6 ou 8 mois, je ne sais plus). Sans tambour ni trompette, sans les grandes déclarations qui en général accompagnent le fumeur repenti, mais plutôt discrètement, le temps de me rassurer et de me rendre compte que je pouvais très bien me nourrir autrement. Ma crainte était que mes repas deviennent tristes et sans saveurs. Finalement je n’ai jamais aussi bien mangé qu'aujourd'hui. Mais une fois que j’ai eu réglé le problème de mon alimentation et de ma petite personne, je suis allé voir un peu plus loin dans la maltraitance animale, et je dois dire que j’étais très nettement en dessous de ce que j’imaginais. Je n’ai jamais été un anticapitaliste forcené, je remettais d’ailleurs jamais en cause notre société de consommation, au contraire, acheter des choses, consommer me procure le plus souvent un plaisir certain, mais la réalité des d’abattoirs et des élevages concentrationnaires sont l’exemple même de ce que le capitalisme peut malheureusement produire de pire et nous montre les excès et les débordements d’un tel système.

Donc, les vidéos de L214 je les ai regardées ! Toutes ! Et bien d’autres encore découvertes sur internet. Avec toujours la même horreur, la même souffrance. Mais aussi celles de chiens se faire massacrer à coup de marteaux, de renards dépecés vivants pour l’industrie de la mode, de rhinocéros agonisant dans une mare de sang et dont on retire la corne à la machette. Etc …

Je me suis enfin décidé à lire No Steak d’Aymeric Caron que ma sœur (végétarienne depuis déjà de longues années — l’ovni de la famille) m’avait gentiment offert mais que je n’avais pas eu la curiosité d’ouvrir (je n’étais pas très fan de Caron). J’ai enchaîné avec Antispéciste (j’étais devenu très fan de Caron) qui m’a fait prendre conscience que nous nous comportons comme une espèce supérieure qui domine et exploite les plus faibles. J’ai aussi lu De viandard à Végane de Bruno Blum qui retrace un parcours de vie et dont le végétarisme fait parti, ainsi que le livre illustré Insolite veggie de Rosa B, plus humoristique mais tout autant pertinent. Et je sais déjà quel sera le prochain : Ces bêtes qu'on abat : Journal d'un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008) de Jean-Luc Daub. Je sens que cette lecture va illuminer mes fêtes de fin d’année :)

Bref, l’enfer existe et c’est nous qui en avons les clés. Du coup je trouve le Dr. Peters à la fin du film L’Armée des 12 singes beaucoup plus sympathique.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?

Regarder plus en détail les différents ingrédients que je consomme et les étiquettes des vêtements que j’achète.

Éviter les œufs et privilégier le lait végétal et les yaourts au soja. Pas compliqué j’adore ça.

Cuisiner davantage. Et mieux. (En même temps ce n’est pas difficile, j’étais le roi des plats cuisinés. "Faire des lentilles soi-même ? Trop dur !").


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?

Ma prochaine étape serait le véganisme, de la tête aux pieds. Ni laine ni cuir.
Je rêve d’une paire de Dr. Martens Vegan. Si si, elles existent !

Et puis sinon le militantisme. J’ai découvert un monde d’activistes pour qui j’ai énormément de respect et d’admiration comme 269Life Libération Animale (ils sont Lyonnais), Jonathan Paul & Animal Liberation Front, Paul Watson & Sea Shepherd, Peta, L214, et bien d’autres encore.
Après je pense qu’il y a différents moyens de militer, plus en douceur, même s'il faut aussi des gens dont la lutte est bien plus radicale. Le dessin et l’animation, ainsi que la vidéo peuvent être des moyens utiles et efficaces pour sensibiliser autrement la population.


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ?

Beaucoup de choses !!! :)
L’indifférence et la mauvaise foi. Le fait que les gens refusent de remettre en question leur alimentation et leur mode de consommation, préférant ne rien savoir des élevages et les abattoirs. Sous prétexte que c’est ainsi depuis la nuit des temps, on ne va pas donc pas abandonner un régime carné ("Et puis le lion en fait autant alors hein !"). D’ailleurs en général ces personnes connaissent tous un charmant paysan qui élève avec amour ses vaches et ses cochons. Quand on sait que 95% des cochons proviennent de l’élevage intensif, je pense qu’ils connaissent tous le même paysan.
Bref, heureusement que pour l’abolition de l’esclavage il n’a pas fallu compter sur eux. Pourtant l’indignation sur Facebook marche à plein régime.

Et puis le hashtag #foodporn associé à une photo de charcuterie. Il représente à lui tout seul toute l’indécence et l’ignominie de ce monde résumé le temps d’une photo retouchée sur Instagram.


8/ Quelle est ta plus grosse honte ?

Quand on me pose des questions très précises sur l’alimentation et que je maitrise pas du tout le sujet, que je ne donne pas les réponses qu’on attend de moi.
Il y a d’ailleurs pas très longtemps j’ai lu un article intitulé "Dur dur d’être un vegan faillible…." et qui racontait entre autre ceci : "Je dois être imbattable en diététique, connaître précisément et sans antisèche la composition des aliments, où trouver du fer, où trouver des protéines, combien de lentilles il faut manger pour avoir autant de protéines que dans un steak, quelles sont les vitamines que l’on trouve dans le citron…"
C’est parfois un peu ça. Et je dois avouer que j’ai encore des progrès à faire.


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?

Peut-être le fait de me servir de ma page Facebook pour poster des articles et des vidéos ayant un lien direct avec la maltraitance animale, et dont le seul but est de faire culpabiliser les autres. Bon, en général je poste sans faire la leçon. Mais je n’en pense pas moins !
Ou quand le fils de ma copine me demande de lui passer le saucisson et que je lui tends en lui disant "Voilà ton bout de cadavre".
Ou mieux, quand je l’interromps dans ses vidéos de Youtubeurs pour lui montrer celle d’un abattoir.

Je sens qu’on va me juger pour ça.


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?

Ce serait plutôt un conseil. Matez le documentaire Earthlings (il est sur Youtube), faites-vous votre propre idée de la situation. Si rien ne vous choque, pas de souci, continuez comme avant. Mais si au contraire ça vous révolte, agissez en tant que consommateur.  Il ne s’agit pas de dire stop à la consommation, il s’agit de consommer autrement. Et si renoncer à la viande vous effraie, allez voir sur Youtube ou Instagram toute cette belle communauté de véganes qui semblent parfaitement équilibrés et bien dans leur peau (la leur !).
Je suis un inconditionnel de la chaîne de Lloyd Lang : http://www.youtube.com/user/23loley
Et aussi celle d’Alice Esmeralda : http://www.youtube.com/user/AliceEsmeralda
Ou encore The Vegan Zombie parce qu’ils sont souvent très drôles : http://www.youtube.com/user/ZombieGate

lundi 12 décembre 2016

le pascadou de Manou : goûter simplissime

Qu'est ce qu'on donne à goûter à nos enfants quand on refuse d'acheter des gâteaux du supermarché, superemballés, supersucrés ? Quand on a plus qu'une vieille croute de pain rassis ?

J'ai la solution ! On fait un pascadou ! Ça ressemble à une grosse crêpe et c'est hyper simple et rapide à faire.

Cette recette minimaliste me vient de ma grand-mère, que j'appelle Manou. Et comme on a pas tous la chance d'avoir une grand-mère biterroise, je partage avec vous sa recette !


Les ingrédients pour 1 personne :
- 1 cuillère à soupe bien bombée de farine
- du lait (de vache ou végétal, voire dans les moments les plus ric-rac, de l'eau)
- 1 oeuf
- un peu d'huile pour la cuisson (d'olive, de coco...)
- de la garniture : sucre, confiture, miel, crème de marron...
Les plus futés d'entre vous auront compris que pour en faire pour 2 personnes, il faut 2 oeufs et 2 cuillères de farine, pour 3 personnes, 3 oeufs et 3 cuillères de farine...


Les ustensiles :
- un bol
- une cuillère à soupe
- une poêle
- une spatule
- une assiette


Préparation :
- Mettre la poêle à chauffer avec un peu d'huile.
- Dans le bol, mettre la farine, ajouter un peu de lait. Il ne faut pas que ce soit ni trop liquide ni trop sec.



- Ajouter l'oeuf et bien mélanger



- Faire cuire le tout à la poêle à feu doux. Quand ça commence à dorer, retourner le pascadou. Ça prend quelques minutes.

(vous noterez que le ménage aussi est "minimaliste"...)
- Le mettre dans une assiette et ajouter la garniture que vous voulez : sucre, confiture, miel...


et voilà ! Bon appétit !

Coralie :)

vendredi 25 novembre 2016

DIY et zéro-dechet

Le zéro déchet passe forcément par le DIY alias "fais le toi-même". Car si on veut moins d'emballage plastique, faut bien mettre la main à la pâte !

Le plus évident c'est la cuisine, tout préparer soi-même : pâte à pizza, yaourts maison, etc... 
Ensuite on peut faire ses produits d'entretien soi-même avec des ingrédients très simples et trouvables en vrac.

Par contre, il y a un domaine ou le DIY est une fausse bonne idée  : c'est la couture. Béa Johnson dans son livre, conseille d'acheter un vêtement d'occasion plutôt que de le faire soi- même. 

Et moi qui adore coudre et tricoter, j'ai du mal à l'accepter. 
Car oui, coudre un vêtement de A à Z c'est pas du tout zéro-déchet !



D'un point de vue global, on coud ses propres vêtements pour éviter d'acheter des articles fait à l'autre bout du monde par des ouvriers sous-payés. Mais le tissu ? Dans les boutiques de tissu, en général on ne trouve pas de matières écologiques... et on a aucune indication de la provenance. Et comme pour les vêtements du commerce,  on peut avoir la mauvaise surprise du tissu qui bouloche ou se déforme. 

Ensuite, on coud pour avoir un vêtement de meilleur qualité et plus durable... oui enfin c'est ce qu'on croit. Avant dans les magasins, je regardais les vêtements "made in Bangladesh" et je me disais que les finitions n'étaient pas terribles, que c'était de la mauvaise qualité... et le jour est arrivé où j'ai essayé de coudre une f*cking patte polo et qu'à la troisième tentative, j'ai complètement laisser tomber l'idée de faire de vraies boutonnières. Depuis je  regarde avec plus de respect les finitions "made in Bangladesh", car il faut un sacré savoir-faire pour coudre un vêtement. J'en ai raté des robes et petits hauts avant d'arriver à un vêtement portable. Pas très zéro-déchet tout ça.

Et pour finir, à chaque fois que je couds un vêtement, je jette énormément de tissu. Je ne sais même pas si ça peut se recycler ou pas... 

Alors bon, j'adore toujours coudre. Et je suis heureuse d'avoir ces compétences pour faire des choses utiles comme des sacs en tissu pour les courses zéro-déchet, sac à pain, mouchoirs en tissu... c'est pas très fashion week mais ça satisfait mon côté écolo.

J'ai trouvé un truc pour continuer à me faire plaisir sans trop culpabiliser : récupérer et recycler. 
Au dernier Halloween, mon fils a voulu un costume de chauve-souris. Avant d'aller au magasin de tissu, on a fait un saut à la friperie d'à côté, juste pour voir... et j'ai trouvé tout ce qu'il me fallait : une grande couverture en fausse fourrure et un T-shirt noir à manches longues. J'ai quasiment utilisé tout le T-shirt et il me reste encore pas mal de tissu fourrure pour un futur déguisement ou autre projet.
Ça continue de générer des déchets mais au moins je n'ai pas acheté de la matière première neuve. C'est toujours ça de pris. 

Je sais bien que dans l'idéal, il ne faudrait pas coudre du tout. Que notre monde moderne est déjà saturé de fringues et qu'il n'a pas besoin qu'on en rajoute. 

C'est juste que, pour l'instant, mon désir d'apprendre et de progresser dans ce domaine et la fierté de l'avoir fait moi-même l'emportent sur mon objectif zéro-déchet...


Coralie :)