mardi 25 avril 2017

rockestionnaire #7




1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Coralie, j'ai 35 ans, je suis illustratrice et je vis à Barcelone avec mon mari et mon fils de 6 ans.


2/ Te sens-tu l'âme écolo ?
Oui ! J'ai mis du temps à l'affirmer, car ça fait un peu hippie de se dire écolo, genre on a pas les pieds sur Terre. Mais maintenant, je pense qu'il y a rien de plus concret que de se préoccuper de l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons.


3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Pas vraiment, mais dans les années 80, c'était normal. Par contre mes parents adorent la nature et la montagne, et jamais, ils n'ont laissé de déchets derrière eux après un pique-nique. Ce sont des gens respectueux. C'est une base essentielle pour un mode de vie écolo.


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
Ma copine Mélisande postait souvent des articles écolo sur Facebook, et je cliquais ! Après je pense que le déclic se fait que si tu est prêt. On peut être submergé d'infos mais ne pas vouloir écouter. Plus précisément, un jour, j'ai vu un reportage sur Arte "Tous allergiques ?" , qui expliquait que les allergies avaient explosé ces dernières décennies et pas par excès d'hygiène (comme on entend souvent dire) mais à cause de la pollution, celle des véhicules, les pesticides, les contenants en plastique de nos aliments, les produits ménagers très irritants... vivant avec deux allergiques, j'ai commencé à faire le vide chez moi : le premier truc qui a viré c'est le désodorisant de toilette. On peut pas contrôler la pollution extérieure, mais on peut maîtriser celle de nos intérieurs.
Ensuite, j'ai lu "Zéro Déchet" de Béa Johnson, et ce livre est une vrai mine d'or pour mettre en place des changements.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Le plus gros de ma démarche, c'est la réduction des déchets. J'achète au maximum en vrac, mes fruits et légumes, mais aussi pâtes, riz, farine... Dernièrement, j'ai même osé le tupperware chez le fromager, et "c'est passé crème " :D
On fait beaucoup plus la cuisine, ça fait un moment que j'ai pas acheté un paquet de gâteaux pour le goûter de mon fils, on revient à des choses plus simples et il ne s'en plaint pas.
Aussi, on achète un maximum d'occasion, en cherchant un peu, on trouve de tout ! Ça ne me manque pas de faire du shopping dans un centre commercial, j'ai remplacé ça par le tour des friperies avec une copine.


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
J'aimerais bien m'engager plus concrètement dans mon quartier, dans une coopérative ou une association écolo, pour rencontrer des locaux qui ont les mêmes valeurs et apprendre plein de nouveaux trucs. Je pense que pour un monde plus écolo, il faudra forcément passer par des modes de consommation locaux. Je suis encore très dépendante de la France pour certains trucs : les blocs de savon de Marseille, les cristaux de soude... Je ne sais pas où les acheter à Barcelone. Les supermarchés du type Biocoop, n'existent pas chez nous. Par contre, on a la chance d'avoir énormément de petits magasins, quincailleries, merceries, plein de magasins de vrac... et beaucoup de restaurants végétariens. Et surtout, les bacs à compost ! Chaque pays, chaque ville a ses avantages et il faut encore que je découvre tous les petits secrets éco-friendly de Barcelone.


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ?
Les gens qui jettent leurs déchets par terre. Pour moi, c'est un manque de respect total des autres. Il m'arrive de ramasser, mais quand je vois l'état de la plage à côté de chez moi, je suis vite découragée. 


8/ Quelle est ta plus grosse honte ?
A la naissance de mon fils, l'écologie n'était vraiment pas dans nos préoccupations. Dans ma tête, pour être écolo, il fallait vivre à la campagne et avoir que ça à faire... Mon fils a été nourri aux petits plats tout prêts réchauffés directement dans le contenant en plastique au micro-onde !


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
Je prends des douches très chaudes et très longues le soir. J'ai essayé d'arrêter, mais j'y suis pas arrivé, c'est tellement un moment de tranquillité où je recharge les batteries que j'ai du mal à m'en passer...


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Mettre un arrosoir dans la baignoire pour récupérer l'eau le temps qu'elle chauffe, ça permet d'arroser les plantes avec de l'eau qui aurait été perdue. Je tiens cette astuce d'une copine et c'est tout simple ! Mais je me rend bien compte que je suis pas du tout crédible en matière d'économies d'eau, maintenant que vous savez que je prends des douches de trois plombes. Mais bon, on est pas à une incohérence prêt et peut être que cette astuce pourra servir à quelqu'un !

lundi 17 avril 2017

le vrai pourquoi du minimalisme...




Le but du minimalisme, c'est pas d'avoir un appart' vide avec des murs blancs, un canapé gris et un seul et unique coussin. On est pas obligé de s'habiller en noir non plus. Le minimalisme c'est se séparer de ce qui nous est accessoire pour se concentrer sur ce qui a vraiment de la valeur pour nous.

Mais bonne nouvelle ! On est pas obligé de savoir tout de suite ce qu'on veut vraiment dans la vie pour se mettre au minimalisme... Quand j'ai commencé à me séparer de mes affaires, c'était pour faire de la place et avoir une jolie maison. D'ailleurs, j'avais écrit un article sur les avantages à se débarrasser du superflu. Mais ce n'est pas mon but dans la vie, personne sur son lit de mort se dit “Aaarrrrgh... mon seul regret dans la vie c'est de ne pas avoir désencombrer le buffet du salon...” Non personne.
En me débarrassant de mon superflu, j'ai d'abord commencé à gagner en sérénité et en temps.

Je ne perds plus de temps le matin à savoir comment m'habiller, j'ai très peu de vêtements et je les aime tous. Exit la robe que je garde en attendant de perdre du poids et qui me dit “Salut, gros cul!”, bye bye le T-shirt en matière synthétique qui me fait transpirer en moins d'une heure qui me dit “Eh, tu pues! “, au revoir les chaussures hors de prix qui sont trop trop belles mais qui font mal aux pieds et qui me disent “Argent jeté par les fenêtres!“. Non, maintenant quand je m'habille, je me prends plus la tête, c'est beaucoup plus facile et je démarre la journée du bon pied.

On a que 24H par jour et un taux de volonté limité. C'est trop dommage de gâcher son temps et sa volonté sur des bêtises comme les fringues qu'on ne portera plus. Du coup, quand on commence à désencombrer, on gagne de la place, on a moins de choses à s'occuper, moins de choses à nettoyer et plus de temps pour soi... et c'est là qu'on peut prendre le temps de réfléchir à qui on est, à ce qu'on veut vraiment dans la vie, aux rêves qu'on a fait plus jeune et qu'on ose pas réaliser... Et petit à petit quand on arrive à identifier ce qui est vraiment important pour soi, c'est encore plus facile de savoir ce dont on se sépare ou pas.

Même si je me suis lancée dans le minimalisme sans trop réfléchir, je n'ai jamais regretté de m'être séparée d'un objet. Par contre, j'ai souvent regretté d'avoir acheté un objet.

Le minimalisme c'est un outil, ce n'est pas une fin en soi. Je ne me considère pas comme minimaliste, mais j'utilise le minimalisme pour mon développement personnel. Il me sert à trouver le temps et l'énergie pour les choses qui comptent vraiment pour moi, et ce qui compte vraiment pour moi ce n'est pas juste d'avoir une maison rangée (même si j'aime bien quand même...). Depuis que j'ai commencé cette démarche minimaliste, ma carrière d'illustratrice a carrément évoluée, je travaille beaucoup moins et j'ai trouvé du temps pour écrire mes propres projets qui prennent forme. Je dessine beaucoup plus pour moi (avant je disais ne pas avoir le temps) et ça a un réel impact sur ma créativité. J'ai réalisé que raconter des histoires et être créative était très important pour moi. Chose à laquelle je ne pensais même pas il y a quelques années, trop occupée à enchaîner les commandes les unes après les autres.  

Alors si vous vous sentez submergé, que vous avez l'impression de ne pas avoir de temps pour vous, essayez de vous séparer de quelques affaires, c'est peut être le début d'un changement très positif... Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d'écouter les podcasts des Minimalists, c'est super inspirant (et en plus ça fait bosser l'anglais, d'une pierre deux coups !).



 Coralie :)



samedi 18 mars 2017

du "SENT-BON"






























Son chez-soi, son doux foyer, son antre, on aime s'y sentir bien...
Une poubelle pas sortie, le poisson cuit du midi, les chaussures dans l'entrée, la litière du chat :
les mauvaises odeurs ne participent pas au sentiment de bien-être recherché, on est bien d'accord...
On a souvent recours à un "sent-bon" : encens, bougie, papier d'Arménie, huiles essentielles ou pire encore ; le pschit d'air-pouic. 
Ces petits gestes que l'on croit anodins sont en fait source de pollution de notre air intérieur.

Le ministère de l'écologie, de la santé publique, ne cessent de se pencher sur la question. Il s'agissait d'interdire certains produits à émissions nocives. Benzène, formaldéhyde (encore lui), acétaldéhyde acroléine et autres abominations seraient présents dans nos "sent-bon". Mais le marché de ces vilains doit peser lourd, car point de véritable interdiction ni étiquetage pour le moment, et nous achetons toujours plus de ces poisons, +15% chaque année. Pourtant ils sont bel et bien responsables de maladies respiratoires chroniques, un coût astronomique pour la santé publique et un véritable cauchemar pour les malades.

Avez-vous déjà vu cette étiquette??? En projet depuis 2013 dans un  plan national pour la qualité de l'air intérieur et pour pouvoir identifier les produits à émissions nocives, on la trouve déjà sur les produits type peinture murale, pas encore assez répandue, on attend avec impatience son application sur les objets liés à la décoration, sur les bougies et sur les meubles...

Or, toute combustion pollue. Acheter une bougie Bio, en cire végétale avec une mèche en coton et tout le tra la la, relâchera peut-être moins de composés organiques volatils (COV), acroléine et formaldéhyde, mais un peu tout de même. Oublions le bâtonnet d'encens diffusant plusieurs microgrammes de benzène au mètre carré et qui voyageraient jusque dans les alvéoles de vos bronches. Bannissez définitivement les aérosols. Quant au petit papier rose que l'on brûle, se vantant être le plus sain, (aux dires des analyses effectuées à la demande des fabricants, par des laboratoires secrets et sans noms) même en faible quantité, il en dégage malgré tout...
Pour les huiles essentielles, attention, leur utilisation n'est pas sans danger! Elles peuvent être allergisantes. Toutes ne sont pas adaptées aux plus fragiles, enfants comme animaux, et ce ne sera jamais qu'un cache misère pour les mauvaises odeurs.

Notre allié reste l'air du dehors (pour peu qu'on ne vive pas au bord de la nationale), aérer au moins dix minutes par jour, de préférence le matin. Pour les mauvaises odeurs occasionnelles: reste à accepter que le caca ça ne sent pas bon, mais c'est comme ça! Un bouquet de lavande séché, des écorces de cannelle, des peaux d'agrumes, un spray maison à base de vinaigre ou d'alcool, le net regorge d'astuces de grand-mères si vraiment vous ne pouvez vous passez d'un sent-bon.

Plus vous supprimerez les recours aux artifices, meilleure sera la santé de vos bronches et la qualité de votre air intérieur. Sans compter que vous achèterez moins de produits inutiles. La low-conso, c'est toujours une petite victoire; moins de sous pour les méchants c'est tout bénéf pour votre karma, votre porte-monnaie et surtout votre santé.


Sources // UFC que choisir, Allodocteurs, et la plus récente sur le site du sénat



Aurélie, LaVilaine!



mercredi 8 mars 2017

ces produits qui ne passent plus le seuil de ma porte







Je me suis rendue compte, alors qu'une amie me demandait si j'utilisais toujours du film étirable, que beaucoup de produits avaient quitté ma liste de courses, mon panier, mes placards...
Chez moi, ça commence toujours par un soucis d'économie: pauvre, pingre, peu importe, et un peu paranoïaque aussi: Ainsi les vilains créaient des produits inutiles pour nous asservir et nous voler nos sous! mouhahahaha (rire diabolique)

  1. le produit à vitres (pourquoi c'est bleu? pourquoi ça prend à la gorge?) remplacé par le vinaigre
  2. crème à récurer remplacée par le combo bicarbonate + vinaigre
  3. film étirable/papier d'alu (même combat) inutile quand on peut mettre le reste dans un bol avec une assiette dessus, ou même dans un récipient en verre avec couvercle (bol de cornichon recyclé à cet effet)
  4. le coton remplacé par les cotons lavables
  5. le démaquillant remplacée par l'huile de coco solidifiée que l'on étale avec les doigts
  6. les désodorisants (mais je vous rassure on a gardé les déodorants, on tient à notre vie sociale)
  7. les répulsifs moustiques remplacés par la prise bleue (acheté en pharmacie mais je pense qu'on la trouve en quincaillerie, c'est une prise avec une lumière bleutée qui attire les insectes et les électrocute, ni plus ni moins. Pas de diffusion de produit, peu de consommation)
  8. le vilain papier essuie-tout remplacé par les chiffons c'est très bien non? (mais je pense garder le papier toilette)
  9. les mouchoirs en papier sous emballage plastique (je plaide coupable pour la boite carton de mouchoirs en papier, que je plie dans une petite trousse. j'ai un problème avec le mouchoir en tissus, le simple fait de devoir les nettoyer, ça me répugne, souvenir d'enfance d'un mouchoir mal lavé). Souvent aussi, je récupère la serviette de table en papier du restaurant, si elle n'est pas sale, glissée dans le sac elle servira forcément.
  10. une collection de shampoings, de déodorants, de crèmes pour le corps adaptés à chacun : on utilise plutôt des formats familiaux, neutres, qui conviennent à tout le monde et dont tout le monde peut se servir. On cesse d'acheter des trucs qui sentent la fraise ou je ne sais pas quoi, ils ne se mangent pas que je sache ?
  11. les yaourts aromatisés : j'ai souvent la flemme de faire moi même mes yaourts mais j'ai trouvé une marque, 500g de yaourt nature dans un bac carton, on agrémente avec ce que l'on veut (confiture, morceaux de gâteaux, sirops, morceaux de fruits), ça rend le dessert ludique et super varié.
  12. me vient en tête : le pyjama. Je n'ai jamais plus acheté un pyjama lorsque j'ai décidé de recycler en chemise de nuit une petite robe d'été un peu défraîchie mais encore chère à mon coeur... un legging un peu passé pour ma fille avec un haut troué mais rafistolé, ou un peu tâché mais customisé, nos lits ne jugent pas nos tenues pour aller se coucher.
  13. les sacs poubelles (j'ai malheureusement un stock qui semble inépuisable, je récupère tout ce que je peux, j'achète une nouvelle housse de couette, elle est dans un plastique, hop, ce sera un sac poubelle... pas de taille standard pour mon container, tant pis, on fait avec)
  14. les post-it : je découpe mes boites de thé et autres, pour faire des petites fiches, pense-bête. Mes collants sont emballés autour d'un carré de carton, ma fille les récupère pour dessiner.
  15. les déboucheurs, un siphon ça se démonte et se nettoie, il existe aussi la magique ventouse de toujours et puis un coup d'eau bouillante-vinaigre-citron en entretien régulier des canalisations si ça marche pour moi, ça marchera pour vous.


Moins de dépenses (mon fer de lance), des sacs de courses moins chargés, un chez-soi moins encombré et l'espoir de voir disparaître les produits incriminés, ces bons à rien et mauvais en tout !




Aurélie, LaVilaine!



mardi 28 février 2017

rockestionnaire #6


Après plusieurs mois d'absence, le rockestionnaire is back ! Et pour démarrer cette nouvelle année, c'est Angélique qui se prête au jeu de notre questions-réponses !

Angélique et son bidon tout rond lorsqu'elle attendait l'un de ses petits choux


1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Angélique, j’ai 36 ans, 3 enfants et je suis professeur des écoles.


2/ Te sens-tu l'âme écolo ?
ça dépend des jours. Parfois je suis très fière de moi, de ce que je mets en place personnellement mais aussi professionnellement pour faire passer le message à mes élèves notamment. Et parfois, je me sens pas du tout écolo, limite la pire des « pétrolières » du monde parce que j’ai la flemme ou juste parce que je n’ai pas le choix…
Globalement, on peut dire quand même que je fais tout mon possible pour limiter mon empreinte et celle de ma famille sur la planète !

3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Pas spécialement. Je me rappelle avoir vu mes parents jeter des papiers par la fenêtre de la voiture en étant gamine… Donc on peut pas dire que j’ai eu une éducation spécialement écolo! Mais ça n’était pas propre à ma famille je pense. A l’époque, personne n’avait conscience que la pollution, c’était le mal et qu’il fallait protéger la planète. On commençait juste à entendre les messages de WWF pour sauver les pandas !


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
Mon déclic a été ma première grossesse. Enceinte, je me crémais très souvent d’anti-vergeture et je me souviens avoir entendu à la radio une étude sur les parfums et leurs méfaits sur la croissance des fœtus. J’ai été interpellée et je me suis dit que ce qui était valable sur les parfums l’était certainement sur beaucoup d’autres produits. J’ai commencé à faire des recherches sur internet et là...surprise ! L’horreur ! Je n’avais jamais réalisé qu’il y avait des polluants dans nos cosmétiques mais surtout dans notre alimentation. Quand mon fils a eu 6 mois et qu’on a commencé sa diversification, il m’a donc semblé évident de lui donner des produits bio. On a démarré l’expérience avec Les paniers de Martin qui nous livraient un panier de produits bio, locaux et de saison, chaque semaine. Puis très vite, on est passé au tout bio, pas seulement les légumes mais toutes nos courses. Nous n’avons pas la chance d’avoir un boucher bio à proximité, mais à chaque période de vacances scolaires, nous allons nous fournir pour la quinzaine en viande dans une ferme bio, la ferme du Milon à Chaponost.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
On est au tout bio niveau alimentation mais aussi en cosmétiques avec comme fournisseur officiel M&Oz et le plus possible en produits d’hygiène (cup plutôt que tampons, produits rechargeables et recyclables etc). On s’est aussi équipés de bocaux en verre pour pouvoir acheter du vrac pour tous nos produits quotidiens (pâtes, riz, graines etc)


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
Ma prochaine étape c’est la culture de légumes bio dès qu’on aura racheté une maison :-) J’aimerais aussi arriver à ce qu’on puisse se passer de gluten mais si ça doit se faire, ce sera sur le long terme !


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ?
Ce qui m’énerve le plus au quotidien, au niveau mondial, c’est de voir aux infos des pollueurs internationaux qui continuent leur petit trafic sans être inquiétés. Ils tuent notre planète – et donc nous ! - à petit feu et tout le monde trouve ça normal… J’aimerais qu’il y ait une puissance internationale de consommateurs qui s’élève et qui arrête ce genre d’absurdités.
Au niveau local, ce qui m’agace le plus c’est d’entendre des gens dire « ah le bio, ça sert juste à te faire claquer plus de fric, c’est marketing ! ». J’ai du mal à comprendre que des gens intelligents, cultivés, instruits puissent avoir ce genre de raisonnement…


8/ Quelle est ta plus grosse honte ?
Ma plus grosse honte c’est de consommer de l’eau en bouteille. :-( pas le choix : l’eau distribuée dans l’appartement qu’on loue actuellement est dégoûtante au goût mais laisse aussi un dépôt rougeâtre sur notre égouttoir… Elle ne nous inspire pas confiance :-(


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
J’avoue que je n’aime pas du tout compresser les bouteilles pour les recycler. Heureusement que j’ai un mari qui le fait pour moi ! Il râle, mais il le fait ! :-)


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Pour apporter sa pierre à l’édifice et protéger sa santé, il faut y aller en douceur : entrer dans le bio par les œufs et le lait, puis petit à petit des produits qu’on trouve en supermarché. Par contre, il faut TOUJOURS regarder les étiquettes : parfois, les produits bio comportent des additifs encore pire que ceux des produits que j’appelle « pétroliers » ! Et une règle d’or : consommer au maximum des produits locaux donc français et de saison.


mercredi 8 février 2017

recette simplissime : pain de mie maison

Bonjour !

Aujourd'hui, une recette de cuisine bien basique, et quoi de plus basique ? le pain pardi !

Chez nous, on est très pain de mie, et comme on n'aime pas trop les emballages plastiques et les additifs du pain de mie du commerce, je fais le pain moi-même grâce à ma machine à pain !




Au début, quand l'idée à germer dans ma tête de faire le pain moi-même, je voulais être sûre de mon coup. Car acheter une machine à pain, qui prend une place folle, pour faire une seule chose... on est loin du minimalisme ! Après avoir goûter du délicieux pain maison chez une amie et chez mon frère, j'ai fini par sauter le pas. J'ai acheté ma machine à pain Moulinex d'occasion à un gars qui avait du l'utiliser deux fois (avant de se rendre compte qu'il était plus simple d'acheter le pain à la boulangerie)... donc comme neuve !

Passons à la recette :)

Ingrédients :
- 1 sachet de levure boulangère
- 190g de farine de blé complète
- 200g de farine de blé
- une cuillère à café de sel
- 180 mL de lait (lait végétal pour une version vegan)
- 50 mL d'eau
- 20 mL d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de miel (ou sirop d'agave pour une version vegan)

On met tout dans la cuve de la machine à pain dans l'ordre, on remet la cuve dans la machine, programme 6 (pain sucré), 750g et cuisson au max, c'est parti pour 3H20 !
La machine pétrit la pâte, elle la laisse lever et elle la cuit.


En vrai, c'est deux fois plus gros... 


J'avais trouvé cette recette sur le net et à la base il y avait du beurre fondu. Mais pour simplifier, je l'ai remplacé par de l'huile d'olive (vraiment ça ne se sent pas). Pour la partie des ingrédients liquides, je verse les ingrédients directement dans mon verre doseur, 180mL de lait, puis je rajoute de l'eau jusqu'à 230mL, puis l'huile d'olive jusqu'à 250mL.

Depuis que j'ai la machine, je ne fais que cette recette, d'un côté elle n'est pas très exploitée, mais d'un autre, je fais la recette les yeux fermés en moins de 5 minutes. Et ce n'est pas une corvée de faire le pain, faut juste être dans le coin pour sortir le pain 3H20 après.

Le seul inconvénient de faire son pain soit-même c'est d'avoir assez de farine, et quand on l'achète en vrac, c'est plus compliqué d'acheter des grosses quantités. Alors parfois, j'achète aussi des baguettes au magasin bio avec un sac à pain en tissu, en mode zéro-déchet. Mais le pain de mie maison c'est tellement meilleur !


Coralie :)

jeudi 2 février 2017

l'émission qui fait du bien


Vous avez le moral en Stéphane berne, je me trompe ? Rocket Juice à la rescousse !
 Voici un documentaire qui devrait raviver la flamme qui brûle en chacun de nous  :  
Cosmos, A Spacetime Odyssey



"You. Me. Everyone. We are made of star stuff."

Cette série de documentaires en 13 épisodes de 45 minutes chacun va vous faire découvrir l'histoire du monde comme aucun autre documentaire avant lui. Reprenant l'émission de Carl Sagan, l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson nous plonge au plus profond de la Vie avec intelligence et bienveillance. Tout est simple et évident, et chaque épisode nous rend heureux. Heureux car il nous montre que la magie est partout pour qui sait la voir. On est proche du merveilleux tant on en ressort grandit.

Cette émission est ce dont on a le plus besoin en ces temps troublés. En ces temps où chacun vit pour soit et où l'égocentrisme ne laisse que peu de place à la compassion. D'une certaine façon elle explique tout ce que j'essayais maladroitement de dire dans mon billet d'humeur daté du 20 janvier. De l'infiniment petit à l'infiniment grand, du défini à l'indéfini, de la lumière à l'obscurité, elle aborde des notions qui dépasse l'entendement et approche au plus près du mystère de la Vie. Elle nous emmène à des années-lumière toucher les étoiles et nous ramène sur Terre pénétrer le secret de l'évolution. Elle nous fait voir grands, elle nous fait voir petits, elle nous fait voir les yeux grands ouverts. Elle nous fait rêver et elle nous fait aimer.

Prenez le temps d'embarquer pour ce voyage inédit et reconsidérez vos petits tracas. Vous éteindrez votre poste de télévision le cœur rempli comme un soleil et l'envie de déplacer des montagnes !


"Cosmos est une vraie bouffée d'oxygène. Ludique, beau et passionnant de bout en bout."

"Ce que la télé peut faire de mieux, de la vulgarisation de haut vol, du genre de celle qui donne envie de remonter le temps pour choisir une filière scientifique. Du rêve, de la réflexion et un peu d'espoir..." 


★ ★ ★ ★ ★

  
 




Cosmos, A Spacetime Odyssey, disponible sur Netflix et en DVD et Blu-Ray


Mélisande